Musique : R Flow, cette étoile qui tarde toujours à briller

Musique : R Flow, cette étoile qui tarde toujours à briller

R Flow, cette étoile qui tarde toujours à briller

Qu’on se le dise, la carrière de R-Flow a bien souvent avancée en demi-teinte. Souvent en retrait et pas toujours visible dans le paysage musical burundais, nombreux sont ceux qui pensent que l’artiste ne s’implique pas vraiment. Pourtant du talent il en a, un talent que nul ne conteste.


Une carrière un peu en demi-teinte

Celui qui s’est fait connaître du grand public en prêtant sa voix au refrain de la chanson « Never Die » du feu Soso K, n’a jamais vraiment su affirmé sa place dans la musique burundaise. Quelques morceaux et collaborations ont pourtant permis à R-Flow de faire parler de lui et se faire reconnaître comme l’un des chanteurs les plus talentueux de sa génération. Et nombreux sont ceux qui ont attendus l’éclosion de cet artiste qui, semble-t-il, a la musique dans le sang.

Mais qu’à cela ne tienne, l’artiste a décidé de prendre sa carrière en main et de relancer celle-ci.

Installé au Rwanda voisin depuis deux ans maintenant, R-Flow semble avoir trouvé un nouvel élan, un nouveau souffle à redonner à sa carrière. Il tente de se donner les moyens d’avancer et d’enfin laisser éclore la star qui certainement sommeil en lui. Karaoké, single, vidéo, tous les moyens son bon pour tirer son épingle du jeu. Mais évolué dans un pays qui n’est pas le sien et où on n’a pas toujours ses repère n’est pas tâche facile.

« La vie ici est un peu difficile par rapport à chez nous, évoluer  dans un autre pays qui n’est pas le sien ce n’est pas du tout facile », c’est ce que répond R-Flow lorsqu’on lui demande comment les choses se passent pour lui au pays des mille collines. Il faut l’admettre, tirer son épingle du jeu dans un autre pays n’est pas de tout repos, surtout lorsqu’on est musicien.

Mais les choses sont  loin de mal se passer pour le chanteur burundais. En effet malgré les difficultés, il arrive à se retrouver dans ce milieu qui peut s’avérer hostile pour certains. Comme il le dit si bien, « Je remercie le tout puissant, en tout cas ce n’est pas assez mal ».

 

Nouveau souffle, nouvelle impulsion

Pour faire parler son talent et sa musique, l’artiste use de l’un des moyens les plus efficaces pour se faire une place, les prestations de musique live. Communément appelé karaoké, les prestations de musique live sont un moyen assez efficace pour vivre dans ce monde musique. Etant au Burundi, R-Flow se livre au karaoké mais ce n’était qu’une occupation parmi tant d’autre, mais au Rwanda c’est son gagne-pain, « ici c’est le seul travail qui paie bien et les gens adore ça » dit-il. Et on ne lui en voudra pas, Il faut bien gagner sa vie !

Et oui ! Cela paie bien, surtout quand on s’appelle R-Flow et qu’on est un peu connu du public de Kigali. Mais au-delà d’être son gagne-pain, le karaoké est une vitrine pour l’artiste, un moyen de se faire connaître et d’intéresser le public rwandais mais aussi les artistes et les médias à sa musique. « La plupart des stars d’ici vienne dans nos shows, nous les invitons ainsi que les producteurs, les journalistes etc. », affirme-t-il.

Néanmoins lorsqu’un artiste se focalise sur les karaokés, n’oublie-t-il pas sa carrière ? Cette question l’artiste se l’est posée plusieurs fois nous dit-il, mais il est évident que la case karaoké n’est qu’un passage : « je ne suis pas un artiste de karaoké, je le fais parce que cela me permet également de travailler ma musique et surtout d’améliorer ma performance en live ». Et d’ajouter : « pour preuve, j’ai sorti la chanson ‘’IBUKA’’ dont j’ai sorti le clip, j’ai également sorti ‘’PAMELLA’’ dont le clip sortira bientôt et je vais également enregistrer un nouveau titre ».

Il semble donc clair que R-Flow ne compte pas faire des karaokés un plan de carrière surtout que pour l’artiste, ses fans comptent beaucoup et il assure ne pas vouloir les décevoir. « Je ne peux pas décevoir mes fans, je sais qu’ils attendent beaucoup de moi. Ce que je leur demande c’est de prier pour moi ».

Mais l’artiste lance également un appel aux burundais et aux artiste en lançant un appel au patriotisme : « Ce que je peux dire et j’insisterais là-dessus, c’est d’être des patriotes. Nous devons aimer ce qui se fait chez nous, en étant ici je vois comment la musique est  très importante. Les autorités devraient beaucoup  nous soutenir et les artistes devraient considérer la musique comme un vrai travail ».

 

Moïse MAZYAMBO

 

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