Musique : Le rappeur B-face rend à son tour hommage au tambour burundais

Musique : Le rappeur B-face rend à son tour hommage au tambour burundais

B-Face ©Akeza.net

Simple coïncidence ou timing parfait, on ne saura le dire ! Toujours est-il qu’alors que l’on célébrait le tambour burundais du 20 au 25 Novembre dernier, le rappeur burundais B-Face lance en ce début de semaine le morceau « Ingoma Z’iwacu » en collaboration avec le duo Alfred et Bernard dans lequel ils chantent à la gloire du tambour sacré. Un morceau original comme on n’en fait plus, au texte profond qui ne manquera pas d’éveiller encore une fois de plus la fibre traditionnelle et culturelle des burundais.

« Tu ne trouveras nulle part ailleurs ce genre de tambour qu’au Burundi. C’est un plaisir et un honneur d’avoir les tambours burundais », voici ce que dit le refrain de cette chanson qui a réussi le parfait mariage entre la musicalité des instruments traditionnelles d’Alfred et Bernard et le flow du rap de B-Face.

Un véritable voyage dans le temps en 5 minutes, puisqu’ « Ingoma Z’iwacu » nous replonge dans l’histoire du traditionnel des « Ingoma » burundais. Des premiers tambours « Iciteme et Murimirwa », façonnés pour retrouver le roi à une époque où celui-ci avait disparu aux parties du tambour qui, comme le racontait feu Antime Baranshakaje, rappellent l’anatomie d’une femme d’où l’interdiction aux femmes d’en jouer, en passant par les arbres utilisés pour les fabriquer et les différents noms que prend chaque type de tambour, tout y passe.

Ingoma Z’iwacu by B-Face feat Nkund’abantu

B-Face fait un clin d’œil dans la chanson à Antime Baranshakaje mais également à Gikeringona,Ndabaneze,  Gapiripiri, Ntakabasoba, des personnages qui ont marqués par leur dévouement et leur dévotion à la culture burundaise et particulièrement au tambour qu’ils ont contribués à vulgariser.

Une chanson qui s’adresse aux burundais et qui appelle à l’amour et la valorisation de la cuture burundaise. Un morceau que les burundais devrait écouter tant les paroles sont profondes mais encore le rythme et les instruments reflètent de manière particulière la musique burundaise.

 

Moïse MAZYAMBO

Comments

comments