Musique : Bantu Bwoy Entertainment ou l’ambition de changer le monde de la musique au Burundi

Musique : Bantu Bwoy Entertainment ou l’ambition de changer le monde de la musique au Burundi

Edith Kamana et Raissa Nininahazwe ©Akeza.net

En 20 ans de carrière, Big Fizzo a fait les beaux jours de la musique burundaise. De « Mambo ju ya mambo » à « Konzi », l’artiste a réussi à marquer les cœurs et les esprits des fans burundais. C’est fort de ses 2 décennies de présence sur la scène musicale que celui que l’on surnomme « Burundiano » se lance dans le monde de la production en lançant son propre label de music nommé « Bantu Bwoy Entertainment ». Un tout nouveau label avec une philosophie particulière qui affiche une ambition des plus conquérantes.

On serait tenté de se demander si la création de son propre label est le fruit d’un éveil de l’esprit ou d’une prise de conscience relativement tardive de l’artiste quant à son avenir dans la musique. Selon Edith Stein Kimana, Manager du label, penser de la sorte serait une erreur. « Cela va faire plus de 10 ans que l’on en parle avec Fizzo, mais on n’avait jamais eu le temps de mettre en pratique ce projet parce qu’il est parti en France en 2008 donc il n’y avait pas moyen de fixer le projet. C’est quand il est rentré qu’on a décidé de le faire avant que l’on devienne vieux. C’est donc un projet que l’on porte depuis très longtemps », dit-elle.

Comme tout projet, Bantu Bwoy a une vision, un objectif qui constitue sa pensée maitresse, sa ligne de conduite. « On s’est dit qu’avant tout il faut un changement dans la musique burundaise, lorsque l’on voit comment les autres évoluent. Avant tout, Fizzo c’est le parrain de presque tous les artistes burundais et à travers Bantu Bwoy, il va tracer un chemin pour les autres. C’est l’objectif premier du label. A partir d’ici, l’artiste qui va sortir de Bantu Bwoy ne sera pas n’importe qui comme artiste. Il devra être au niveau des grands artistes », nous explique la manager du label.

Apporter un changement dans la musique burundaise, est un objectif ambitieux que Bantu Bwoy se sent capable d’atteindre. Pour cela, le label se dote de tous les moyens possibles pour réussir. Cela part des installations au choix des artistes en passant par les mécanismes à mettre en place pour faire émerger les artistes que le label signera. En effet, Bantu Bwoy s’est doté de bureaux à la hauteur de leurs ambitions. Des bureaux qui respectent les normes et dans un environnement qui permet aux artistes de se sentir pris en charge dans les meilleures conditions.

Avec un studio de musique jugé à la pointe de la technologie, Bantu Bwoy Entertainment veut se positionner comme l’un des labels proposant la meilleure qualité en termes de qualité sonore. Pour s’assurer que la qualité soit véritablement au rendez-vous, le label s’est attaché les services de l’un des producteurs les plus côtés du pays en la personne de Kolly The Magic qui sera le producteur principal de Bantu Bwoy. Une garantie pour le label.

Mais Bantu Bwoy Entertainment ne s’arrête pas là. Le label veut réellement se positionner comme une organisation unique en son genre au Burundi. En effet, en plus de son studio d’enregistrement, Bantu Bwoy Entertainement se lancera également dans la production vidéo. L’idée étant de permettre aux artistes de bénéficier de produits de qualité couvrant l’intégralité de leurs œuvres. Et pour s’assurer d’avoir des clips vidéo qualité, Bantu Bwoy compte en son sein Hugues Bana et John Elarts, 2 réalisateurs parmi les meilleurs sur le marché burundais qui ont notamment réalisés le clip « Alima » du chanteur Masterland.

A en croire Raissa Nininahazwe, Bantu Bwoy n’est pas un label comme tous les autres. « Nous avons l’habitude de voir des chansons faites dans un studio et les clips faites par un autre studio. Chez Bantu Bwoy, nous voulons que toutes nos productions soit faites par nous, de l’audio à la vidéo, nous nous occupons de tout. En plus, d’après ce que nous savons, nous nous sommes dotés du meilleur matériel vidéo au Burundi et je pense que c’est une chose qui va différencier notre label des autres. On a recruté les meilleurs et on apporte le meilleur. »

Si Bantu Bwoy Entertainment veut essentiellement se concentrer sur la production des artistes, le label veut également faire dans l’évènementiel en organisant et produisant des évènements. Une partie évènementielle qui sera essentiellement portée sur les artistes signés sur le label. Le changement passant également par des évènements bien organisés. « Il faut chercher un talent, le produire en studio, faire ses vidéos mais faut également le mettre sur la scène. Cela veut dire, lui organiser un show, lui trouver un espace où il sera vu. L’idée c’est de le porter de A à Z », nous dit Raissa Nininahazwe.

Cette partie du travail du label pourra être jugée au mois de février lors des 2 évènements qu’il organise le 14 février (Soirée spécial Saint Valentin à Zion Beach) et 18 février (concert public à Lacosta Beach).

L’objectif est ambitieux et le projet est louable. Plus que jamais, Bantu Bwoy Entertainment vient s’installer dans l’univers de la musique et vise le sommet. Avec l’artiste Double Jay déjà signé sur le label, Big Fizzo est son équipe sont prêts à apporter leur pierre à l’édifice et porter encore plus haut l’étendard de la musique burundaise. Rien n’est encore joué pour ce tout jeune label mais tout est jouable. Comme le dit si bien Edith Stein Kimana « nous éviterons de parler et nous laisserons notre travail parler à notre place. C’est le mieux qu’il y a faire »

 

Moïse MAZYAMBO

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