Musique : À peine entrée (enfin presque) dans « le Game », Tetero crée la polémique.

Musique : À peine entrée (enfin presque) dans « le Game », Tetero crée la polémique.

Musique : À peine entrée (enfin presque) dans « le Game », Tetero crée la polémique ©Akeza.net

En juillet dernier, Laurette Tetero (20 ans) remportait la 4e édition de la Primusic. Ayant séduit le public par son charme et sa voix, la jeune chanteuse s’apprête à faire son entrée dans le “Game” du Buja Fleva puisse qu’elle prépare la sortie de son premier morceau. Cependant, elle vient de créer autour d’elle une polémique qui, de l’avis de nombreuses personnes, n’est pas forcément une bonne chose pour sa carrière puisqu’elle s’est mis à dos un grand nom de la musique et une bonne partie des professionnels des médias du Burundi. Alors good ou bad buzz ?

 

Les faits

Tout part d’une publication sur le compte officiel de la chanteuse, mardi dernier. Une publication sur laquelle on pouvait lire : « Nous remercions vivement tous les médias qui ont témoigné leur soutien moral à Tetero Laurette quand elle a remporté le prix Primusic 2019. Toutefois, nous aimerions préciser que nous collaborons avec les médias reconnus au niveau du CNC ». A cela s’ajoute l’exigence d’être contacté uniquement par courrier électronique.

La publication n’a pas directement fait réagir les professionnels des médias, c’est la réaction d’un des grands noms de la musique burundaise qui a surpris le public. En effet, la star burundaise, Big Fizzo, a vite fait de prendre les devants avec une réaction quelque peu virulente. « Qui es-tu ? Mariah Carey ou Céline Dion pour que l’on t’écrive un e-mail pour te contacter ? Pathétique ! » pouvait-on voir sur les stories Instagram du chanteur. De l’avis de nombreuses personnes, Big Fizzo aurait pu éviter cela et tout simplement ignorer. « Il ne devrait pas se rabaisser au niveau de Tetero », disaient certains fans de la star.

Mais Big Fizzo n’est pas le seul à avoir réagi puisque son compère Sat-B a également eu son mot à dire. Si Farious trouve la démarche pathétique, pour Sat-B cela ne sert à rien de réagir, considérant le comportement de Tetero comme une réaction à sa popularité naissante. « C’est une enfant, elle est nouvelle dans le game. Certainement que le succès qu’elle a actuellement lui fait paniquer. Laisser lui le temps », dit-il.

Il s’avère ainsi qu’en prenant cette position, la jeune chanteuse a jeté un pavé dans la marre qui en a fait réagir plus d’un.

 

Professionnalisme ou maladresse ?

La vraie question, cependant, reste celle de savoir si cette démarche est la mieux indiquée pour une jeune artiste qui fait ses premiers pas dans une industrie qu’elle est loin de véritablement maitriser. Sur cette question les avis sont partagés. En effet, pour certains journalistes, Tetero prend le contrepied de l’état actuel de l’industrie et tenterait d’insuffler une forme de révolution visant à rendre les choses plus professionnelles. Pour d’autres, cela est assez maladroit de tirer à bout portant sur les médias lorsque l’on sait que se sont ces mêmes médias qui – force est de le reconnaitre – font la pluie et le beau temps dans l’univers musical burundais.

Une autre théorie veut que cela soit un buzz créé pour attirer l’attention sur elle et par ricochet mettre un peu plus de lumière sur sa première chanson qui devrait sortir très bientôt.

Quoiqu’astucieuse, la manœuvre semble assez hasardeuse et risquée puisqu’elle pourrait avoir l’effet inverse. Conditionner son travail avec les médias par une reconnaissance effective du CNC pourrait l’empêcher de faire une promotion efficace pour son nouveau morceau et amincir – sinon anéantir – ses chances de vraiment percer. Encore faut-il que son morceau soit d’une qualité qui fera l’unanimité.

La polémique gronde et à l’heure actuelle elle ne joue pas très en faveur de la chanteuse. Il faudra attendre de voir l’évolution des choses pour savoir si en agissant ainsi Laurette Tetero ne se serait pas tiré une balle dans le pied.

Entre temps, les jeunes média, qui considèrent qu’elle les prend de haut, n’apprécient pas trop.

A suivre…

 

Moïse MAZYAMBO

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