Mon métier: « Je fais des crêpes, pour le bien des passants »

Mon métier: « Je fais des crêpes, pour le bien des passants »

Photo d’illustration d’une femme entrain de cuisiner ©DR
Nous voyons souvent ces mamans se lever tôt, prendre des ustensiles, allumer le feu et préparer des crêpes.  Elles le font chaque jour et l’odeur de leur « chapati » crée un sourire sur les passants qui s’arrêtent pour en demander.   Rencontrées en grand nombre dans des communes comme Bwiza, Buyenzi et Kamenge,  telles des mamans qui préparent un petit déjeuner pour leurs enfants, ces femmes sont fières de leur travail. Loin d’être un métier sans grande valeur, il fait vivre des familles. Maman S (comme les clients et les voisins aiment l’appeler) habitant à Bwiza nous partage son expérience.

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Il n’y a pas de sot métier

Maman S. a 6 enfants. Agée de 52 ans, Véronique a essayé bon nombre de métiers sans succès.  Toutefois, elle ne voulait pas se décourager. Véronique n’a donc pas  hésité à se renseigner  sur  comment faire de bons crêpes. En juillet 2018, son amie l’initie au métier avant de la laisser voler de ses propres ailes. « Aujourd’hui, j’arrive à payer le minerval de mes enfants, je paie le loyer, j’habille mes enfants, en peu de mots je dis merci. Je ne me plains pas » nous dit-elle.  Ce n’est pas tout, désormais  avec les bénéfices de son petit commerce, Maman S. participe dans le social. « Maintenant, je réponds à des invitations de fêtes familiales, je peux aussi rendre visite à ceux  qui sont malades et leur venir en aide avec ce que je gagne » raconte-t-elle.

Aux âmes bien nées, l’âge ne peut être un obstacle

Une certaine sagesse accompagne le commerce de Maman S. Un rythme de vie guide ses activités. Chaque jour, elle se lève tôt le matin, elle va à son stand et débute le travail. « Je prépare des crêpes accompagnés d’un peu de haricots que je sers dans un petit bol. J’ai maintenant des employés  que je nourri et paie chaque jour » nous confie-t-elle.  Et qu’en pensent les clients ? « Ils sont contents de ce plat. Ils m’aiment bien, il y en a même qui m’encouragent à continuer »  ajoute-t-elle.

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Toutefois, Maman S sait que certaines  personnes ont des préjugés sur ce métier notamment le fait de penser que ce dernier ne serait réservé qu’aux nécessiteux. . « Moi je sais l’avantage que j’en tire » affirme-t-elle.  Notons que par mois,  avec un capital de 100.000 FBu, Véronique fait entrer une somme de  300.000 FBu.  A croire que des fois, même un travail de bureau ne rapporte pas autant.

 

Huguette IZOBIMPA

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