Mode et mannequinat : Ornella Ngingo parle de sa carrière

Mode et mannequinat : Ornella Ngingo  parle de sa carrière
Nella Ngingo , mannequin burundais en Hollande (www.akeza.net)

Nella Ngingo , mannequin burundais en Hollande (www.akeza.net)

Son nom est Ornella Ngingo mais elle se fait appeler Nella Ngingo , probablement une stratégie marketing destinée à faciliter la locution de son prénom à ses collaborateurs  anglophones . Elle a quitté son pays natal, le Burundi en  décembre 2004. Elle réside aux pays Bas et depuis deux ans, elle fait parler d’elle dans les milieux de la mode et du mannequinat. Nella Ngingo a capté notre attention par sa silhouette effilée,  ses poses originales, son gout pour les couleurs multiples et son caractère simple et engageant dans la conversation. Elle a acceptée de répondre à nos questions, pour parler de sa carrière de mannequin.

 

Landry MUGISHA : Salut Nella. On a l’impression que tu es un mannequin professionnel. C’est ainsi que tu te perçois ?

 

Nella Ngingo : Salut. Pas encore. Je vois où je vais. Je suis sur le chemin.

 

LM : Cela fait combien de temps que tu es dans le milieu ?

 

Nella Ngingo : Deux ans.

 

LM : Qu’est ce que cela demande de devenir un mannequin professionnel ?

 

Nella Ngingo : confiance, motivation, une bonne dose d’estime de soi et bien évidemment savoir se mettre en évidence.

 

LM : Parle-nous de ton histoire avec la mode…

 

Nella Ngingo : Lorsque j’ai commence, c’était pour m’amuser. Mon tout premier shooting, c’était pour la pochette  d’un CD  d’un ami. Rien de special. Il n’était pas du tout terrible comme rappeur (Rires) …; mais le photographe est devenu subitement intéressé  et m’a donné sa carte, au cas où je serai intéressé  par une  autre séance photo avec lui. Quelques temps après, j’ai gagné en confiance et c’était parti! J’ai posté mes photos sur facebook et suis entré en contact avec d’autres photographes intéressé par la perspective travailler avec moi…voilà comment j’en suis arrive là …le chemin a été long mais ça valait la peine.

 

LM : Que peut-on retenir comme ta plus grande réalisation ?

 

Nella Ngingo: J’ai fait le plus dur, quelque chose de pas aussi facile que les gens le pensent. Il ne s’agit pas seulement de poser pour la camera, de marcher avec elegance, c’est beaucoup plus que cela. Ce sont des heures et des heures de travail, un travail dur sur soi, beaucoup de patience,…c’est créer un personnage, montrer des émotions, être capable d’être complètement quelqu’un d’autre, juste pour le boulot

 

LM : Pas facile en effet. Que nous dirais-tu de ta notoriété dans le monde de la mode et de la beauté, là bas ?

 

Nella Ngingo : Ce ne serait éxagérer si je disais que je suis assez connu ici. Je veux dire… la mode ici, c’est un petit monde. Il n’y a pas tellement de mannequins noirs. Si quelqu’un cherche à travailler avec un mannequin noir de sexe féminin, avec quelques looks caractéristiques, ils savent comment me trouver.

 

LM : As-tu de grands rêves dans la mode ?

 

Nella Ngingo : pour être honnête, la mode n’est pas quelque chose dont j’ai toujours rêvé, c’est juste quelque chose que j’ai découvert plus tard. Je m’y suis trouvé plutôt bien et j’aime beaucoup.

 

LM : Y a –t-il quoi que ce soit que tu aimerai faire avant de pouvoir considérer ta carrière comme une réussite ?

 

Nella Ngingo : Oui, j’aimerai être plus présent dans d’autres pays , sortir des frontière , c’est ce sur quoi je travaille en ce moment.

 

LM : Quel est ton mannequin préféré au monde ?

 

Nella Ngingo : Chanel Iman, Grace Jones, Alek Wek, Selita Ebanks et bien sûr la sublime Naomi Campbell. Je ne peux juste en citer un seul.

 

LM : Ce n’est pas grave, ça aussi c’est bon. Et lequel des mannequins burundais  résident au pays ou à l’étranger  prédirais-tu qu’il a ce qu’il faut pour atteindre les sommets dans le métier ?

 

Nella Ngingo : Définitivement, je dirai Nikki Belle et Nella Neth. Elles font tout autant  un boulot remarquable.

 

LM : Et tu crois que la mode a un avenir au Burundi ?

 

Nella Ngingo : Si si, les burundaises sont très douées pour la mode. Il leur faut juste des agences pour les guider.

 

LM : Tu fais autre chose à part la mode ?

 

Nella Ngingo : Oh que oui. Je fais le marketing et la communication à l’université et  travaille à une agence de relations publiques. Je travaille également dans un club à Amsterdam, les weekends

 

LM : Merci Nella, c’était un plaisir.

 

Nella Ngingo : Merci à vous, j’apprécie pour l’interview.

 

Propos recueillis par Landry MUGISHA

 

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