Miss Burundi 2018 : à l’aube de la 3è édition, entretien exclusif avec Amine El Khosseifi, patron de Burundi Events

Miss Burundi 2018 : à l’aube de la 3è édition, entretien exclusif avec Amine El Khosseifi, patron de  Burundi Events

Amine El Kosseifi, patron de Burundi Events.©Akeza.net

Amine El Kosseifi est l’homme qui, il y a presque 3 ans imaginait dans un contexte des plus incertains, la renaissance de l’événement Miss Burundi. Depuis l’annonce du retour de l’événement, des craintes, des interrogations et même des attaques. Le plus dure s’est passé sur la toile. Mais l’organisation a tenu bon, l’événement a trouvé ses marques et alors que Burundi Events vient d’annoncer la 3è édition, Monsieur Amine y voit plus clair et reçoit désormais les media, l’air détendu. Il sait que les deux premières éditions ont fini de convaincre ceux qui doutaient du projet et qu’il ne peut qu’aller de l’avant. Nous l’avons rencontré pour reparler de cette folle aventure sur laquelle d’aucuns n’auraient pas parié il y a deux ans. Il a accepté d’en parler en long et en large, en amont comme en aval, répondant au passage à certaines questions qui fâchent.

Akeza.net : Pourquoi avez-vous relancé Miss Burundi ?

Amine El Kosseifi : C’était en 2016. Nous discutions avec des amis.Après avoir parlé de pas mal de sujets, nous étions d’accord qu’il manquait quelque chose au Burundi pour injecter un peu de joie après la crise de 2015. Tout au long de la discussion nous nous sommes dit « et si on essayait Miss Burundi ? »

On est vite passé au côté pratique, entre la recherche de la licence d’exploitation, la détermination d’un budget et la mise sur pied d’une équipe.

Quelques mois plus tard, Miss Burundi était de retour. Nous avions évidemment beaucoup de difficultés au niveau organisationnel, les sponsors, l’image même de l’événement mais nous les avons relevés un à un avec plus de succès que d’échecs.

Nous avons débouché sur l’élection d’une Miss extraordinaire, la très belle et très humble Ange Bernice INGABIRE qui a marqué le pays durant son année de règne et même après.

Une très belle expérience en somme.

Lire aussi: Interview exclusive avec le Boss de l’Organisation Miss Burundi, Amine El Kosseifi

Akeza.net : Vous avez récemment lancé la 3è édition, quelles sont vos forces cette année ?

Amine El Kosseifi : Ecoute, nous avons beaucoup appris de nos deux premières éditions et nous mettons à contribution cette expérience mais aussi le capital crédibilité que nous avons gagnée auprès des parents, des institutions, de potentiels candidates, des sponsors, etc.

A chaque édition l’on s’améliore et l’année dernière, on peut dire que nous avons eu une belle finale.

Cette année, nous avons déjà montré le grand prix qui est un véhicule, mais aussi nous avons ajouté une parcelle de 4 ares dans la province de Gitega.

Nous avons commencé les activités très tôt pour bien nous organiser à chaque étape. Nous avons eu une belle conférence de presse de lancement de cette 3è édition en présence de la Miss Burundi 2017 Annie Bernice NIKUZE ainsi que ses dauphines. D’ailleurs de nombreuses stars burundaises comme BIG Fizzo, SAT B mais aussi un représentant du ministère de la culture s’étaient joint à nous.

Pour couronner le tout, chaque jour on reçoit des candidates qui viennent s’inscrire pour la 3è édition.

Akeza.net : L’on vous reproche notamment de ne pas être aux côtés de la Miss, de ne pas l’accompagner comme il faut depuis l’élection…

Amine El Kosseifi :Et qui dit cela ? Vous savez, c’est facile de dire des mots. Après, moi je suis réaliste, je sais que les actions parlent plus forts que n’importe quel discours.

Je tiens à dire que nous sommes toujours à la disposition de la Miss élue et que nous lui apportons tout le soutien dont nous sommes capables. Notamment tout ce que nous lui avons promis, nous lui donnons. Ceci va de son salaire que lui donne notre sponsor officiel Smart Burundi, aux fonds que l’organisation de Miss Burundi lui reverse pour lui assurer un statut digne de son rang mais aussi beaucoup d’autres choses selon les besoins.

Sur ce point, je tiens à préciser une chose. Nous sommes une organisation qui n’a que deux ans. De toute évidence nous avons beaucoup de choses à apprendre. Nous voulons apprendre, nous améliorer, proposer le meilleur de nous-même en toutes choses. Néanmoins, il faut nous donner le temps de grandir, de nous perfectionner, de devenir meilleurs.

Il n’y a rien de grand ni d’admirable qui se soit construit en un jour !

Akeza.net : Et donc aujourd’hui, quelle est l’ambition de Burundi Events avec l’événement Miss Burundi ?

Amine El Kosseifi   : Nous sommes tous des gens passionnés qui aiment ce pays et qui veulent véritablement créer un événement bénéfique au pays et à son image. Nous voulons que l’événement Miss Burundi et la Miss élue chaque année permettent de véritablement placer le Burundi sur la carte du monde.

Depuis le retour de Miss Burundi, la Miss et les dauphines ont déjà été dans plusieurs pays pour représenter et marquer une présence du Burundi. Ceci n’était pas arrivé depuis longtemps. La Miss et les dauphines de chaque édition ont été reçues en audience par le Président de la République, elles ont été invitées à plusieurs événements et ont déjà fait plusieurs activités.

La Miss et ses dauphines deviennent de personnalités à part entière et elles peuvent tirer profit de ce capital sympathie et crédibilité pour réussir dans plusieurs autres domaines. Regardez par exemple Monna Walda, première dauphine en 2016, elle est aujourd’hui présentatrice à la télévision.

Cet événement ouvre des horizons à nos reines de beauté et créent des possibilités, des débouchés.

Nous voulons renforcer tout cela à travers une organisation qui tire le meilleur parti de l’expérience des deux premières éditions, des candidates bien préparées et bien équipées pour réussir bien dans la vie, une plus grande visibilité, un réseau important à travers l’Afrique et le monde, un meilleur accompagnement de la Miss et de ses dauphines, une vision et une ambition assumées.

Le Burundi a de très belles filles. Le Burundi a des filles intelligentes. Nous partons donc à la découverte de la meilleure d’entre elles, afin de l’équiper à être une digne ambassadrice de ce pays, de ses valeurs et de son peuple dans le concert des nations. Nous voulons créer une icône, un symbole et partir à la conquête du monde.

Je sais que c’est beaucoup de choses mais nous avons beaucoup de détermination. Nous y arriverons.

Akeza.net : Merci beaucoup et bon courage.

Amine El Kosseifi : Ça ne fait que commencer. Merci beaucoup à vous aussi.

 

Propos recueillis par Landry MUGISHA

 

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