Michèle Bizabishaka , ex-candidate MAM : « Je n’ai plus cette peur de me lancer vers l’inconnu »

Michèle Bizabishaka , ex-candidate MAM : « Je n’ai plus cette peur de me lancer vers l’inconnu »

Michèle Bizabishaka lors de la compétition Miss Afrique Montréal 2017 ©DR

Candidates à la compétition Miss Afrique Montréal, Raissa Ingabire et Michèle Bizabishaka ont passé tout près de la couronne. Elles se sont données corps et âmes mais la Guinée a pris le trône. Avec la couronne ou sans, Michèle ne compte pas s’arrêter là. Confiante et ambitieuse, elle aspire à de nombreux projets pour faire avancer son pays d’origine.

 

Akeza.net : Quelle était ton sentiment quand ton nom n’a pas été prononcé?

Michèle : Sérieusement j’avais passé tellement une belle soirée et j’avais donné 100% de moi-même, donc tout ça pour dire que même si mon nom n’a pas été choisi moi dans mon cœur j’avais gagné car j’avais atteint mon objectif  et j’étais énormément fière de moi.

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Akeza.net : Pourquoi cette sensation de la part du public que l’une de vous (ou toutes les deux) allait gagner?

Michèle :Tout simplement parce que nous sommes des « filles vraies », dans le sens où nous n’essayons pas de jouer un rôle, nous sommes restées fidèles à nous-mêmes et à nos convictions burundaises. Tout au long [de la compétition], j’ai appris à connaître Raïssa (candidate burundaise à Miss Afrique Montréal 2017,ndlr). On s’appelait les soirs pour s’encourager et c’est une femme remplie de joie que je considère comme ma petite sœur aujourd’hui.

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Akeza.net : Qu’as- tu tiré de cette expérience ?

Michèle : Cette expérience de MAM (Miss Afrique Montréal, ndlr) m’a appris beaucoup de choses au niveau social mais aussi personnel. Je suis beaucoup plus confiante et sereine lorsque je m’exprime devant 800 personnes et plus (Rires). Je n’ai plus cette peur de me lancer ni cette inquiétude lorsqu’il faut se lancer vers l’inconnu.

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Akeza.net : Comment était la bataille? Que peux-tu nous dire des coulisses?

Michèle : Personnellement, je n’ai pas senti la bataille durant ni avant le show, ni après. Toutes les Miss s’entraidaient, on se tenait par les bras car nous étions toutes dans le même bateau et nous étions toutes mortes de peur!

Akeza.net : L’appel de soutien que vous avez lancé aux Burundais du Canada, a-t-il été entendu?

Michèle : Oh oui totalement. J’entendais souvent sur scène des gens crier « le Burundi est là  » et ce cri sérieux était digne de fierté, de sentiment d’amour sincère et ça réchauffe les cœurs.

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Akeza.net : Crois-tu  pouvoir te lancer l’année prochaine?

Michèle : Pour l’année prochaine peut-être ou même vers la fin de cette année. J’ai d’autres visions pour le Burundi, un projet que je vais vous partager très prochainement… restez connectés sur Facebook, Instagram et d’autres plateformes. Comme on le dit si bien depuis quelques mois « Le Burundi est là ».

 

Propos recueillis par Miranda Akim’

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