Media : Du sang neuf dans la planète sport

Media : Du sang neuf dans  la planète sport

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Le paysage médiatique du sport connait deux nouveaux visages. Pas si nouveaux que Ça, mais leur duo forme une autre face. Elvis Iradukunda et Arsène Bucuti ont envahi les ondes depuis quelques mois. 1h30 à parler que du sport, sur 5 jours de la semaine. Les auditeurs adorent, surtout qu’ils sont les seuls «pour le moment» à discuter régulièrement du sport, interagir avec les audiences, lancer des débats. Bref aperçu sur le parcours de ces jeunes hommes.

Arsène Bucuti, un jeune journaliste au parcours surprenant

A 24 ans, il a presque tout vu et tout vécu en journalisme sportif. Il a tout couvertmédiatiquement. Du rugby à la natation, en passant parle Judo. C’est d’ailleurs l’une de ses fiertés.

En 2006, alors qu’il a 15 ans, il se retrouve tout près de la légende Tharcisse Tungabose, en train de parler sport à la télévision nationale. C’était durant le mondial de 2006. En dépit de la reconnaissance qu’il a eu depuis ce jour, il ne s’est jamais cru journaliste, conscient que sans diplôme il n’irait nulle part.

Depuis le cycle supérieur, il avait de bonnes relations avec les journalistes sportifs comme Styves Derrick Ndizeye, et Alexis Singirankabo. A partir de 2007, Alexis Singirankabo de la RSF Bonesha FM l’invitait régulièrement dans son émission.

En 2010, la RPA perd son journaliste feu Claude Nzibavuga. Arsène Bucuti, recommandé par un vieux loup du métier, se retrouve au micro de la Radio publique Africaine. « Passer sur le même micro que Bob Rugurika, DomitileKiramvu, Serge Nibizi, m’a marqué», dit-il avec nostalgie.

ArseneBucuti s’il est journaliste sportif, ce n’est pas un fait du hasard. Il a joué un peu au foot et au Basketball. C’est un ancien portier de l’équipe Flamengo(division cadet et 3ème division de 2003-2006). Jeune, il s’inspirait de VladmirNiyonkuru, ancien gardien de l’équipe nationale. Il s’est retrouvé au basketball, grâce à son cousin qui l’influençait. Il s’est arrêté dans la division B. Au micro, il tire son inspiration deTharcisseTungabose .

A son âge, il a déjà parcouru presque tous les studios. Il a fait un bref passage au journal Iwacu.Une explication ?« Je me considère comme le Suédois ZlatanIbrahmovic, lui qui a fait tous les grands championnats de foot. Durant tous mes passages, j ai accumulé une bonne dose d’expérience. Cela joue plutôt en ma faveur», se réjouit-il.

Il est clair qu’il qu’il doit sa réussite à plusieurs personnes. «J’ai plusieurs personnes à remercier. Je pense à Osso Prosper, Antoine Kaburahe, TharcisseTungabose, Désiré Hatungimana, Lionel Smerjean, et son actuel directeur Alain Michel Buhinja. Ma chère maman est, et reste toujours mon soutien de première heure. Je ne saurai la remercier.»

Il est confiant sur sa carrière, dit-il puisqu’ il est devenu mature.

Elvis Iradukunda, de la Télé à la Radio

La voix d’Elvis Iradukunda est familière aux auditeurs. Depuis 2010, il travaillait à la Radio Télé Salama. Tout petit, comme tout enfant de la moyenne classe, il a botté au cuire. A l’époque, il vivait à Rumonge. Il a joué dans Diable Rouge, jusqu’à la 3ème division, avant de prendre sa retraite, afin de se consacrer aux études.

En 2010 il intègre la Radio Salama. Il est présentateur du journal, mais son chef trouve que ce jeune homme a un fort au sport. On lui propose de faire une émission sportive. En 2012, Elvis Iradukunda se retrouve à présenter une émission de sport à la Télé. « Mon émission a été la 2èmeémission sportive à passer à la Télé dans l’histoire du Burundi, après celle de la RTNB. En plus c’était une émission en direct», s’exclame-t-il avec enthousiasme.

Elvis Iradukunda est inspiré également par TharcisseTungabose. Selon lui, il n y a rien de plus marquant qu’entrer en contact avec les auditeurs.

Arsène Bucuti et Elvis Iradukunda animent tous les deux l’émission « Ten sports» à la Radio 10. Une émission qui passe de 11hà 12h30 et rediffusée à partir de 22h de lundi à vendredi. A entendre les appels dans l’émission, et les répercussions à gauche à droite, l’émission est beaucoup suivie, surtout qu’avec l’arrêt des autres médias, l’audience est monopolisé.

Armand NISABWE

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