Me Sonia Ndikumasabo : «Mon ambition est de pouvoir aider les personnes lésées à rentrer dans leurs droits»

Me Sonia Ndikumasabo : «Mon ambition est de pouvoir aider les personnes lésées à rentrer dans leurs droits»

Me Sonia Ndikumasabo,Présidente et Représentante légale de l’AFJB©Akeza.Net

Me sonia Ndikumasabo,Présidente et Représentante légale de l’ Association des Femmes Juristes du Burundi-AFJB(une association qui a été créée à l’initiative d’un groupe de femmes juristes fortement motivées par l’idée de renverser un contexte chaotique marqué par la fragilisation du statut de la femme et de l’enfant et par le recul de leurs droits dans le contexte de guerre civil) nous a accordé une interview. Elle nous parle de son parcours professionnel avant d’être à la tête de ladite association.

 

Akeza.net: Pourriez –vous  présenter votre parcours professionnel à nos lecteurs ?

 

Me Sonia : Après mon Service Militaire Obligatoire(SMO) en 1997, j’ai intégré la faculté de droit à l’Université du Burundi où j’ai eu ma licence en droit. Par après j’ai travaillé au sein du PNUD en qualité d’enquêteur. J’ai eu mon premier travail au sein même de cette association que je dirige en 2004, c’était à Karusioù je travaillais en tant qu’animatrice juridique pour le compte de l’AFJB.J’ai quitté  l’AFJB tout en restant membre  pour intégrer  la Radio Publique Africaine(RPA). J’ai fait la rédaction pendant une courte période puis j’ai intégré le services des programme  où j’animais une émission qui s’intitulait ‘’TuyageUbutungane’’.

Trois ans plus tard,en 2009, j’ai quitté la RPA pour finalement intégrer mon domaine là où j’ai intégré le barreau du Burundi et j’ai presté serment en tant qu’avocat en 2009 même après un stage dans un cabinet d’avocat. En 2011, j’ai été nommée par l’assemblée Nationale en tant que commissaire à la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme(CNIDH).En 2015, j’ai rejoint l’AFJB et j’ai été élue Présidente et Représentante Légale de l’AFJB par l’Assemblée Générale au mois d’août 2015.

 

Akeza.net : Quelles sont vos  ambitions dans l’avenir? 

 

Me Sonia : Ma première ambition est de pouvoir aider les gens, on est tous des burundais mais on n’est pas au même stade, il y a des gens qui sont très vulnérables comme les femmes et les enfants qui ne connaissent  pas leurs droits par exemple. Ici et là on voit des femmes lésées, chassées illégalement par leurs maris, des enfants qui n’ont pas de quoi  manger car leurs pères dilapident les biens familiaux en se lançant dans la polygamie. Mon ambition est de pouvoir leurs venir en aide pour rentrer dans leurs droits. Mais aussi diminuer la misère dans ce monde. Ma seconde ambition est de pouvoir aider pour que l’évangile se répande pour sauver les âmes.

 

Akeza.net : Vous dites avoir exercé le métier de journalisme. Qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans ce métier ?

 

Sonia : J’ai beaucoup aimé le journalisme. Ce qui m’a marqué, d’abord les journalistes ont une grande responsabilité, je me souviens… j’étais au journal, j’avais des collègues qui présentaient le journal qui disaient en allant présenter le journal : «je vais prendre le pays pendant 30 min”. Comme c’est tout le pays qui est en train d’écouter, vous avez l’intérêt à parler des choses vérifiées car si vous ne parlez pas de ce qui est vérifié, vous risquez d’empoisonner tout le pays. C’est un métier qui m’a beaucoup passionné car vous rencontrez de grandes  personnalités, vous interviewez même le président de la République en face à face. C’est vraiment passionnant.

 

Akeza.net : Les femmes sont très affectives de leurs enfants. Lorsque vous effectuez des missions de travail, comment vivez-vous leur absence, la distance ?

 

Me Sonia : C’est vrai pour la femme, beaucoup voyager c’est très dur. Dèsfois, on a le mal du pays, les enfants vous manquent, on ne sait pas si les personnes avec qui vous les avez laissés vont s’en occuper d’eux comme vous.Je me souviens ça m’est arrivé d’aller dans une formation en France pendant trois semaines, mes enfants m’ont beaucoup manqué. Heureusement que la technologie de la communication est avancée, on pouvait se parler via Skype mais je n’étais pas très tranquille.

Akeza.net : Vous avez parlé de ce qui vous a marqué mais aussi de votre ambition. Dites-nous,  qu’est- ce que vous aimez dans la vie ?

 

Sonia : J’aime des sports doux comme la marche, j’aimevoyager, j’aimeprier, j’aime aussi le repas équilibré.

 

Akeza.net : on vous remercie !

 

Sonia : Merci à vous !

 

Propos recueillis par Alexandre NDAYISHIMIYE

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