Marguerite Barankitse élu  »Africaine de l’année »

Marguerite Barankitse élu  »Africaine de l’année »

À l’occasion de la journée internationale du droit des femmes, les internautes de Jeune Afrique ont élu Marguerite Barankitse « Africaine de l’année ».

À l’occasion de la journée internationale du droit des femmes, les internautes de Jeune Afrique ont élu Marguerite Barankitse "Africaine de l’année" (www.akeza.net)

À l’occasion de la journée internationale du droit des femmes, les internautes de Jeune Afrique ont élu Marguerite Barankitse « Africaine de l’année » (www.akeza.net)

De nombreuses personnes ont voté  pour désigner qui, parmi les 21 candidates que Jeune Afrique avait sélectionnées, serait l’Africaine de l’année. Avec plus de 20% des voix, c’est la Burundaise Marguerite Barankitse qui s’est finalement distinguée, après un long suspense, l’athlète ivoirienne Murielle Ahouré se plaçant en deuxième position avec quelque 10% des voix. Fondatrice de l’ONG Maison Shalom, Marguerite Barankitse recueille depuis deux décennies des orphelins du Burundi, au point d’être parfois surnommée « la Maman aux 10 000 enfants’’

 

Elle est née cinq ans avant l’indépendance du Burundi

 

Marguerite Barankitse est originaire du Burundi. C’est là, en 1957, qu’elle voit le jour. Elle voit son père mourir quand elle a 6 ans. C’est sa mère qui va l’élèver avec son frère.

 

Son combat ?

 

Devant l’afflux d’enfants orphelins ou sans domicile, elle décide de créer au début de 1994 une ONG, Maison Shalom, dans des bâtiments prêtés par l’évêché de Ruyigi. La même année, elle ouvre des centres à Gisuru et Butezi (qui resteront actifs jusqu’à 2001 et 2003, respectivement). Depuis l’enseignante et son équipe en ont ouvert d’autres à travers le pays pour accueillir, soigner, éduquer et insérer dans la société des enfants et adolescents victimes de la guerre, du sida ou tout simplement de la misère et de l’abandon.

 

Avant, elle était professeure de français

 

Le dynamisme de Maggy s’est forgé dans la douleur. A 22 ans, elle est professeure de français à l’école secondaire de Ruyigi. A la fin des années 1980, après des études d’administration en Suisse, elle devient secrétaire à l’évêché de la ville. Jusqu’à ce qu’éclate la guerre civile, dont elle échappe de justesse aux massacres, en 1993, avant de prendre en charge une vingtaine d’orphelins.

 

 
Récompenses

 

Marguerite Barankitse a reçu de nombreuses récompenses internationales, dont le prix pour la prévention des conflits attribué par la Fondation Chirac et doté de 100 000 euros. Il lui a été remis en novembre 2011 par l’ancien secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan. En décembre 1998, elle a également reçu la médaille de défenseur des droits de l’homme attribuée par le gouvernement français dans le cadre des cérémonies de la célébration du 50e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme. À ce jour, dix personnes ont reçu cette distinction, dont le Dalaï-Lama et Ligoberta Menchu.

 

Surnoms

Marguerite Barankitse ne manque pas de surnoms affectueux : « Maggy », « La Maman aux 10 000 enfants », ou encore « la Mère Teresa africaine ».

 

Autofinancement

 

L’association de Marguerite Barankitse a développé d’autres sources de revenus, en particulier dans l’hôtellerie-restauration (une maison d’hôte et quatre villas en location). Sa ferme emploie quant à elle 20 permanents et 300 saisonniers, et ses produits sont soit vendus sur le marché local, soit servis aux pensionnaires de Maison Shalom, aux employés et aux clients. Enfin, en 2008, l’ONG a ouvert le centre hospitalier Rema, doté d’équipements de pointe, dont un service d’imagerie, un laboratoire d’analyses, une maternité (avec son service de néonatologie) et une école paramédicale.

 

 

La Maison Shalom a changé Ruyigi

 

Des maisons ont été construites pour accueillir les enfants et le personnel, la garderie communautaire a été transformée en école internationale (maternelle et primaire). En plein centre-ville, la Cité des anges sert à la formation et aux loisirs des jeunes. Elle est dotée d’une salle de réception polyvalente, d’une bibliothèque, d’une salle d’informatique, d’un atelier de couture, d’un salon de coiffure et de beauté, d’une piscine et d’un cinéma.

 

Réseaux sociaux

Marguerite Barankitse dispose d’une page Facebook publique, suivie par 135 personnes mais elle ne dispose pas encore de compte Twitter.

 

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