Lutter contre le chômage des jeunes, le noble combat de CREOP-JEUNES

Lutter contre le chômage des jeunes, le noble combat de CREOP-JEUNES

Lutter contre le chômage des jeunes, le noble combat de CREOP-JEUNES ©Akeza.net

« Investir dans la jeunesse par des opportunités d’employabilité pour arriver à un développement durable », tel était le thème du café d’opportunités d’employabilités pour les jeunes organisé par l’ONG CREOP-JEUNES sous la houlette du Ministère de la Fonction Public, du Travail et de l’Emploi, le 19 juin 2021. Cet évènement a été l’occasion d’échanger sur les questions d’emploi des jeunes et de développement durable.

 

Dans un Burundi où plus de 60% de la population est jeune (moins de 40 ans) et où le taux de chômage de ces derniers est très élevé, lutter contre le chômage est un enjeu majeur. Selon un rapport du Ministère des Finances, de la Planification et  du Développement économique, le chômage était de  14% en milieu urbain et 11% en milieu rural en 2013. En effet, il est aujourd’hui considéré comme un  indicateur de pauvreté et une source d’instabilité dans le monde, en particulier au Burundi.

Depuis sa création, l’organisation CREOP-Jeunes s’engage activement pour lutter contre le chômage des jeunes. «CREOP-Jeunes a été créée pour augmenter les chances d’emploi aux jeunes en leur offrant des opportunités de stages professionnels pour les qualifiés  et des formations dans différents métiers pour les non qualifiés », a expliqué Mme Lydia NDAYISHIMIYE, coordinatrice de CREOP-Jeunes.

Des jeunes stagiaires certifiés ayant suivi le programme “Incrisin Employment Opportunities” ©Akeza.net

Grâce à son  programme « Increasing Employment Opportunities »,  plus de deux cents  jeunes ont déjà été encadrés et des groupes de solidarité se sont constitués. Plus de cinquante jeunes ont bénéficiés de stages professionnels de premier emploi. Parmi eux, plus de trente  jeunes ont déjà été embauchés.

A travers ses activités, CREOP-Jeunes vise à éveiller chez les jeunes, surtout les jeunes filles et femmes, une prise de conscience et un engagement, individuel et collectif, dans le processus de l’employabilité vers une autonomisation économique par la création d’emploi. « Les jeunes doivent avoir un esprit d’innovation et s’ouvrir à toute opportunité d’emploi légal, disponible à travers les stages professionnels. Nous voulons apporter aux jeunes diplômés, en quête d’emploi, un potentiel complémentaire qui leur permet de réussir dans l’entreprenariat malgré les défis existant. Nous interpellons les opérateurs économiques existant d’investir dans la jeunesse par le renforcement et/ou l’accompagnement des jeunes en offrant l’expérience professionnel qui est souvent requise par les employeurs. Nous voulons offrir un cadre de concertation et d’échange entre les jeunes entrepreneurs, les jeunes en quêtes d’emploi et les opérateurs économique »,  affirme Mme Lydia NDAYISHIMIYE.

En plus de son engagement dans l’encadrement et l’accompagnement des jeunes, CREOP-Jeunes milite pour plus d’implication des acteurs du secteur privé dans la lutte contre le chômage des jeunes. Cet engagement viendrait soutenir l’action du Gouvernement burundais dans la lutte contre le chômage en général et le chômage des jeunes en particulier. « Nous voulons un engagement des opérateurs économiques pour un partenariat public-privé afin de parvenir à un développement durable, à la création d’un cadre de concertation, de connectivité et d’échange entre les jeunes entrepreneurs, les chômeurs et les opérateurs économique », explique Mme NDAYISHIMIYE

Dans la consolidation de sa vision, CREOP-Jeunes peut déjà compter sur l’appui de quelques entreprises implantées au Burundi. Entre autres  Afritextile, première à avoir accompagné le programme « Increasing Employment Opportunities en encadrant dix-neuf stagiaires et en embauchant  quatorze d’entre eux. De même, l’imprimerie  Hope Design a gardé  cinq des quinze  stagiaires qu’elle avait accueilli tandis que Motherland a  maintenu dans les postes trois des  six jeunes en observation. D’autres entreprises telles que Ditco, City Pharma ou encore Suprême Corporation font parties des partenaires de ce programme, sans oublié le soutien technique et financier de la Bancobu.

 

Moïse MAZYAMBO

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