Lutte contre la COVID-19 : quel est le rôle des jeunes dans la lutte ?

Lutte contre la COVID-19 : quel est le rôle des jeunes dans la lutte ?

Lutte contre la COVID-19 : quel est le rôle des jeunes dans la lutte ? ©Akeza.net

« La place des jeunes dans la lutte contre la COVID-19 et la promotion du genre au Burundi », est le thème de l’atelier qui a été organisé par l’ONG Global Peace Chain-Burundi, le jeudi 27 août 2020 à Garden Hotel. Cet événement était organisé avec l’appui du Ministère des Affaires de la Communauté Est-Africaine, ONU-Femmes, le FNUAP, l’OMS et l’American Friends Service Committee. Ce ne sont pas moins de 140 jeunes qui ont participé à cet atelier visant le renforcement des capacités des jeunes dans la lutte contre la COVID-19. L’objectif étant de former des jeunes leaders capables d’impacter positivement la communauté et lutter efficacement contre cette pandémie qui gangrène le monde.

Tandis qu’il lançait officiellement les travaux de cet atelier, Amb. Ezéchiel NIBIGIRA, Ministre des Affaires de la Communauté Est-Africaine, de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, a mentionné l’importance de la jeunesse comme moteur du développement économique du pays. Saluant l’initiative de Global Peace Chain, il a reconnu la nécessité de mettre en place des politiques d’encadrement des jeunes afin d’aboutir aux résultats escomptés dans le cadre de la lutte contre la COVID-19. D’où le besoin d’un investissement par ses partenaires dans une plateforme des jeunes leaders au Burundi. Tout au long de l’atelier, ces partenaires  ont fait des exposés sur les recommandations du Ministère de la santé face à la COVID-19 à savoir la situation épidémiologique et les mesures de prévention, la notion de genre adaptée à la COVID-19, la consolidation de la paix durant la pandémie, l’importance du planning familial, etc.

 

COVID-19, une pandémie dangereuse pour la jeunesse

Avec plus de 23 millions de cas à travers le monde et pas moins de 1.200.000 en Afrique, la COVID-19 est l’une des pandémies les plus violentes que la planète ait connue. Au-delà de la crise sanitaire causée par cette maladie, celle-ci entraîne une crise sociale et financière qui touchent considérablement les jeunes. Selon Jennet KEM, représentante d’ONU Femmes au Burundi, la pandémie de la COVID-19 a occasionné l’augmentation des grossesses précoces, du chômage, de la déscolarisation, des violences domestiques, du travail des enfants et des charges sociales, des inégalités entre les couches sociales et bien plus encore. Dans un monde où les moins de 30 ans représentent plus de 50% de la population, les jeunes sont au premier rang des victimes collatérales de cette pandémie. La sensibilisation auprès de cette jeunesse devrait donc être une priorité pour les responsables publics et sociaux.

Dans cette optique, le Global Peace Chain a lancé son programme de formation dit « Formation de Jeunes Leaders » dans la lutte effective contre cette pandémie. « Ce programme se veut être la première étape de la création d’un noyau qui permettra d’approfondir les connaissances sur l’aspect technique. L’objectif est de fournir une plate-forme de partage de connaissances et de formation aux jeunes comme ambassadeurs et ambassadrices dans leurs communautés respectives dans la lutte contre la COVID-19 », explique Brondon Niguel VOUOFO G., Directeur Pays de Global Peace Chain. Le jeune burundais devrait prendre les devants dans cette lutte qui implique tous les partenaires sociaux.

 

La jeunesse en fer de lance dans la lutte contre la COVID-19

Constituant la majeure partie de la population burundaise, les jeunes sont appelés à être des acteurs de choix dans la lutte contre la COVID-19. De l’avis du Professeur Keita BAH, représentant de l’OMS, l’heure n’est plus au discours, mais à l’action. « Bien penser est une bonne chose, dire sa pensée est mieux, mais passer à l’action est la meilleure chose à faire », a-t-il dit. Et d’ajouter, « Les jeunes sont le fer de lance contre cette pandémie ». Une approche pédagogique où les jeunes apprennent à devenir ambassadeurs dans la communauté burundaise est souhaitable. Le respect des mesures devra donc être la première prise d’acte des jeunes au sein de la société. Les jeunes devraient également être actifs dans le domaine de la sensibilisation au sein des communautés.

Mais la lutte contre cette pandémie passe également par l’information et le renforcement des capacités des jeunes. Mme Jennet KEM met l’accent sur le besoin des jeunes de s’informer quotidiennement sur l’évolution de la maladie, des techniques de prévention et la recherche d’un vaccin contre la COVID-19. L’action se focalisera aussi sur la lutte contre la désinformation et la diffusion de fausses informations au sujet de la pandémie.

Avec les nouvelles technologies, les jeunes devraient mettre à contribution leurs compétences en la matière pour lutter efficacement contre la propagation du virus. A l’instar de Richard KWARTEG, jeune ghanéen ayant inventé une machine de lavage de main à énergie solaire, les jeunes burundais sont appelés à développer des idées innovantes allant dans le sens de l’efficacité dans la lutte. Le maître-mot reste donc l’action. Comme le dit Pr Keita BAH, les jeunes n’ont pas besoin de permission pour faire de bonnes choses.

Cet atelier est donc le premier d’une série de plusieurs formations, le tout pour renforcer les capacités en leadership des jeunes. Les outiller pour en faire des responsables sociaux reste la grande mission de Global Peace Chain.

 

Moïse MAZYAMBO

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