Littérature : A 19 ans,  Joëlla Sayubu  remporte le Prix Michel Kayoya

Littérature : A 19 ans,  Joëlla Sayubu  remporte le Prix Michel Kayoya

A 19 ans,  Joëlla Sayubu remporte le Prix Michel Kayoya

Joëlla  Sayubu  a remporté la 7ème édition du Prix Michel Kayoya. C’est grâce à sa nouvelle  Espoir de la Fleur de Dieu que cette jeune fille de 19 ans a décroché  cette récompense littéraire, organisé par le groupe de presse Iwacu en collaboration avec l’Ambassade de la France au Burundi.

Akeza.net s’entretient avec Joëlla  Sayubu. Elle parle de sa passion, de ses œuvres, de sa récompense.

 

Akeza.net : Présentes toi à nos lecteurs

 

Joëlla Sayubu : Je m’appelle Sayubu Joëlla, j’ai 19ans, je suis née à Gitega et j’y ai grandi. Je viens d’avoir mon diplôme d’humanités générales, section scientifique.

 

Akeza.net : Tu viens fraîchement de remporter le prix Michel Kayoya. Quel est ton sentiment ?

 

Joëlla Sayubu : Je me sens un peu différente. J’ai plus confiance en moi, et j’ai de plus en plus envie d’écrire. Le sentiment général, c’est la satisfaction. J’espère sincèrement devenir écrivain plus tard, donc, l’autre sentiment c’est l’espoir.

 

Akeza.net : Quand et comment as tu découvert  ta passion pour l’écriture ?

 

Joëlla Sayubu : Je l’ai découverte à l’âge de 12ans, j’écrivais des poèmes tout le temps à mes amis. Je me suis beaucoup investie à l’âge de 16 ans, quand je me suis rendu compte que je ne pouvais pas résister à l’envie d’écrire. Ce sont mes amis qui m’ont poussée à le faire en me disant que j’avais du talent. Je me suis lancée. J’ai essayé les poèmes, puis les nouvelles et maintenant, j’en suis à l’essai des romans.

 

Akeza.net : Parles nous de l’œuvre qui  t’a permis de décrocher la récompense…

 

Joëlla  Sayubu : La nouvelle s’intitule Espoir de la Fleur de Dieu. Elle met en scène deux jeunes filles  enlevées à Bujumbura et qui attendent d’être exécutées. En attendant le pire, elles se lient d’amitié et se racontent leurs vies différentes et leurs espoirs. C’est une nouvelle qui raconte une histoire d’amitié et d’espoir, qui pousse à réfléchir.

 

Akeza.net : Parles nous de ta plume. Sur quoi écris-tu en général ? Qu’est ce qui t’inspire ?

 

Joëlla  Sayubu : J’écris sur tout ce qui me passe par la tête. J’écris sur la vie, l’amour, l’injustice,…Ce qui m’inspire souvent, ce sont les livres que je lis ou les films que je regarde. Surtout les livres. Aussi, quand j’écris, il me faut être seul, pour être parfaitement concentrée.

 

Akeza.net : Quel est ton auteur préféré ?

 

Joëlla  Sayubu : Mon auteur préféré c’est Victor Hugo, entre autres. Disons que j’en ai plusieurs: Suzanne Desrochers, Danielle Steel, et beaucoup d’autres. Mais Victor Hugo reste mon premier choix.

 

Akeza.net : Avec  le prix Michel Kayoya, tu n’en es pas à ta première fois…

 

Joëlla  Sayubu : Non en effet. C’est ma deuxième fois. L’année dernière, j’y ai participé et j’ai fini deuxième grâce à la nouvelle Une dernière nuit.

Le sujet principal, ce sont les inondations qui avaient eues lieu à Bujumbura. Une jeune fille du nom de Sylvie, originaire de Muyinga habite à Buterere avec sa grand-mère. Elle porte l’espoir de sa famille à Muyinga qui compte sur elle pour sortir de la pauvreté grâce à son diplôme. Les inondations emporteront tous ces espoirs.

 

Akeza.net : Un mot à nos lecteurs ?

 

Joëlla  Sayubu : Les jeunes devraient s’initier à l’art d’écrire tout en commençant par aimer la lecture. Comme l’a dit l’ambassadeur de la France, c’est en lisant qu’on devient écrivain. Il ne faut pas avoir peur, il  faut simplement se lancer et voir ce qu’on vaut. On pourrait s’étonner et étonner beaucoup d’autres.

 

Propos recueillis  Armand NISABWE

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