L’icône de fierté Maréchal Femi de j’Abat rentre bientôt au pays

L’icône de fierté Maréchal Femi de j’Abat rentre bientôt au pays
L’icône de fierté Maréchal Femi de j’Abat rentre bientôt au pays (www.akeza.net)

L’icône de fierté Maréchal Femi de j’Abat rentre bientôt au pays (www.akeza.net)

Ce mardi 25 juin, Maréchal Femi de j’Abat, l’artiste-musicien-journaliste burundais qui habite en Norvège, arrive au pays avec un don de 5 millions destinés aux pygmées de la commune Isare de la province Bujumbura rural. Le Burundi bouge, le Burundi vit, le Burundi crée, le Burundi inspire. Cet homme incarne son pays natal dans ce qu’il a de plus inestimable: ses traditions et ses valeurs culturelles nobles. Pour son retour, il a décidé de se confier à nous, de dévoiler, sans retenue aucune, les différents facettes de ses activités. Au-delà d’un homme, c’est un grand cœur qui s’exprime. Découvrons-le !

 

Akeza.net : Bonjour !

 

Félicien N : Bonjour !

 

Akeza.net : D’une façon brève, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

 

Félicien N : Je m’appelle Nsengiyumva Minani Félicien alias Maréchal Femi de j’Abat. Je suis marié et père d’une « petite » famille (2 filles et 3 garçons). Comme profession, je suis artiste-musicien burundais mais aussi norvégien par naturalisation. Je suis aussi poète, journaliste et conseiller conjugal. Mais aussi, je suis artisan de la paix, un combattant pour la liberté, la justice et le respect des droits de l’homme. Président-fondateur de l’association Cercle des Ressortissants et Amis de la Commune Isare Résidant à l’Etranger, en sigle CERACIRE. Et vice-Président et fondateur de l’association VONECOVIC (Voix Neutre Contre la Violence et Injustice à travers les Chansons). Actuellement j’habite en Norvège, bientôt 10 ans.

 

Akeza.net : Rappelez-nous votre parcours professionnel !

 

Félicien N : Vous rappeler mon parcours professionnel en quelques lignes n’est pas chose facile. J’ai eu la chance de commencer un parcours professionnel riche dans le secteur de la musique et de la communication. Après mes études à l’Académie de Musique et de la communication des Studios Sango Malamu de Kinshasa en 2000, j’ai créé un Centre de Formation Musical « Femi de j’Abat » à Righini, au cœur de la capitale congolaise Kinshasa, dont j’étais le Directeur en même temps professeur de la théorie musicale , de guitare, de piano et de la technologie numérique. Arrivé en Norvège en 2004, j’ai continué mes études dans les domaines de Technique de Son et de la production musicale au Folke Høyskole BAKKETUN de Verdal, et après cette formation qui a duré une année, j’ai eu le travail à la Radio Trøndelag où je travaille jusqu’aujourd’hui mais pas à temps plein. Je suis le fondateur et Directeur de publication de deux sites d’information sur le Burundi à savoir : www.burundibwiza.com et www.abanyagihugu.com et récemment je viens de créer une radio sur internet qui s’appelle Radio Burundi Bwiza qui diffuse actuellement la musique burundaise 24h sur 24. Dans les mois à venir vous allez suivre le journal parlé et d’autres différentes émissions en direct. Et j’ai eu la chance d’avoir un collaborateur très jeune et doué au métier qui s’appelle Eric Ndayikengurukiye, originaire de Muyinga qui habite actuellement en Australie et qui dispose d’une expérience large et d’un parcours professionnel riche.
Quant à la musique, j’ai déjà réalisé 5 albums à savoir : 1) Kuba kw’isi ni ukwitonda 2) Ibintu Birahinduka 3) Umunyenga 4) Ubugabo burihabwa 5) Mpore Burundi ! J’ai fait pas mal de concerts dans mon pays natal avec les grands artistes burundais comme Africa Nova, Sadi, Nasubiri et autres y compris Kidum Kibido qui jouait de la batterie pour moi à l’époque. Aussi des concerts aux pays voisins en RDC, en Tanzanie, en Zambie, au Rwanda (Stade Umuganda à Gisenyi, Stade Ruhengeri, Collège Saint André à Kigali),….accompagné par l’Orchestre BLACK POWER, et d’autres concerts en Europe : Norvège, Belgique, Allemagne, Angleterre, Hongrie, Suisse etc…

 

Akeza.net : Selon vous, la musique, l’humanitaire et le journalisme ont   un  quelconque rapport ?

 

Félicien N : Sûrement oui ! La musique et le journalisme soutiennent l’humanitaire et sont souvent au service de ce dernier. Il existe de musique à but humanitaire, comme celle que je fais par exemple à travers notre association VONECOVIC en faveur des pygmées du Burundi, tout comme il y’ a des projets humanitaires de thérapie par la musique. Des journalistes spécialisés en musique existent bel et bien. Les journalistes comme les musiciens font de la communication, ils communiquent tous des messages et sont interdépendants et utiles les uns pour les autres.

 

Akeza.net : Présentez-nous votre association « VONECOVIC » !

 

Félicien N : VONECOVIC veut dire « Voix Neutre Contre les Violences et Injustice à travers les Chansons ». C’est une association internationale sans but lucratif, qui œuvre pour la paix, la justice, la réconciliation entre les peuples et surtout l’action humanitaire, à l’aide de chants, poèmes pacifiques et d’amour du prochain, concerts, vente de CD-DVD, et autres activités de développement communautaire. Bref tout cela signifie ce que le fondateur de l’association dont je suis, est. Mais aussi ce que sont la Présidente madame Angela Iroebu (Allemande) et Øystein Bliksås (Norvégien).

 

Akeza.net : Quels en sont les objectifs clés ?

 

Félicien N : Le principal objectif de notre association est d’aider le peuple « Batwa » d’Afrique Centrale en général et du Burundi en particulier. Les moyens et les revenus qui sont rassemblés, sont utilisés pour aider surtout leurs enfants à étudier en leur achetant le matériel scolaire et d’autres divers. Ensuite contribuer à une aide d’auto-développement au Burundi surtout non seulement aux pygmées, mais aussi aux pauvres paysans qui habitent dans les milieux ruraux.

 

Akeza.net : Et de quels moyens disposez-vous justement pour parvenir à tous ces objectifs haut cités ?

 

Félicien N : Les moyens nous les cherchons un peu partout, à gauche et à droite parmi nos amis et connaissances surtout. Même parmi les gens que nous ne connaissons pas en leur expliquant les problèmes de la vie trop dure d’une pauvreté extrême des pygmées. Parfois si l’opportunité de faire un concert se présente, je chante en faveur d’eux en défendant leur cause. Signalons que c’est en Allemagne où nous trouvons une grande partie de l’argent que nous utilisons dans nos différents projets grâce à notre Présidente Angela Iroebu qui se donne corps et âme. Et après vient la Norvège. Nous vendons aussi en Europe des paniers et peignes fabriqués au Burundi par ces même pygmées à qui nous donnons les moyens de se procurer les matériaux nécessaire pour la fabrication de ces objets de chez nous qu’on peut trouver par exemple dans un musée en Suisse. L’argent obtenu est utilisé pour leur acheter ce dont ils ont besoin.

 

Akeza.net : Qu’est-ce qui a motivé la création d’une association pareille ?

 

Félicien N : La motivation pour créer une Association pareille est venue de Dieu surtout que quand j’ai eu l’appel de la créer, j’étais à l’église et le pasteur prêchait sur l’injustice sociale. Soudainement j’ai pensé aux pauvres pygmées de chez nous que j’avais l’habitude de voir subir une grande humiliation de la part de ceux qui ne sont pas pygmées. Dans mon cœur j’ai senti un appel de créer une Association dans laquelle je peux leur être utile. Il fallait être courageux pour commencer seul ! J’ai fait confiance à Dieu vu même qu’avec Lui rien n’est impossible. Et après la prédication, j’ai raconté cela au pasteur qui par la suite a prié pour moi et m’a dit que Dieu lui dit que à ce temps même que cette Association réussira à faire des grandes choses. Maintenant je trouve que cette prophétie s’est réalisée. A Dieu seul la gloire car Il m’a donné des gens avec qui nous faisons route ensemble et évoluons bien par sa grâce.

 

Akeza.net : Avez-vous des contacts avec certaines associations humanitaires déjà implantées au Burundi ?

 

Félicien N : Pour le moment non, mais nous l’espérons dans l’avenir. Nous voulons nous enraciner d’abord profondément sur le terrain, le reste viendra sans doute.

 

Akeza.net : Pour tous ceux qui voudraient vous contacter ou en savoir plus sur  » VONECOVIC », comment s’y prendre ?

 

Félicien N : Nous sommes ouverts à tout le monde. Et surtout à toute personne qui a de bonnes intentions de servir et non se servir. Nous serons très ravis d’accueillir quiconque voulant s’adresser à nous en passant par la grande porte principale et non celle de derrière. Notre adresse email est: « associationvonecovic@yahoo.fr » et notre site est www.vonecovic.com .

 

Akeza.net : Et si vous nous parliez de votre radio en ligne ?

 

Félicien N : Ma radio en ligne, Radio Burundi Bwiza ( www.radioburundibwiza.com ) est encore en construction bien qu’actuellement elle diffuse des chansons burundaises 24h sur 24. Il est possible de surfer et en même temps écouter la radio de manière continue, la bonne musique de chez nous. Comme je l’ai dit en haut, dans les mois à venir vous allez suivre le journal parlé et de différentes émissions en direct. Je n’ai pas grand-chose à dire pour le moment, nous sommes en train de la construire, au moment opportun votre question aura une réponse complète. Ce que je peux dire aux journalistes burundais qui sont intéressés à donner leur contribution en travaillant avec notre équipe, ils peuvent prendre contact en écrivant à : « info@radioburundibwiza.com ».

 

Akeza.net : Votre fille ainée vient de sortir sa première chanson. Famille mélomane ?

 

Félicien N : Concernant la sortie de la première chanson de ma fille ainée Mugisha Divine Ndihokubwayo, cela est une chose de grande importance et surtout pour moi son père. C’est un plaisir immense de voir que parmi mes enfants j’aurai un successeur. Ce qui me plaît le plus, c’est qu’elle chante pour la gloire de Dieu. Je la félicite, l’encourage et lui souhaite bonne route avec Dieu !

 

Akeza.net : A part « VONECOVIC », avez-vous d’autres projets en cours ?

 

Félicien N : Oui, à part VONECOVIC, l’autre projet en cours c’est l’Association CERACIRE (Cercle des Ressortissants et Amis de la Commune Isare Résidant à l’Etranger), dont je suis le Président-fondateur. Je rentre au Burundi ce mardi le 25 juin 2013 et je compte lancer officiellement les travaux de cette Association quand je serai dans mon pays natal. Je me suis senti interpelé de faire quelque chose de plus pour ma Commune, et comme VONECOVIC, je suis confiant que cette association portera aussi des bons et grands fruits au moment opportun. J’interpelle mes frères et sœurs burundais natifs ou ressortissant de cette Commune presque la plus pauvre du Burundi de se saisir pour que ensemble nous bâtissions notre province de Bujumbura rural en général et la commune Isare en particulier. Personne d’autre ne le fera mieux  que nous ! C’est notre commune, il nous appartient donc de le développer, et c’est possible !

 

Akeza.net : Auriez-vous un message ou un appel particulier à lancer à l’égard de la diaspora burundaise ?

 

Félicien N : Primo, elle doit savoir souder ses forces au profit de notre cher pays. Secundo, notre pays le Burundi a besoin de toutes ses filles et tous ses fils pour se développer efficacement, personne ne doit donc se soustraire ou être exclu. Tertio, la Diaspora burundaise pour mieux réussir sa mission, elle doit être guidée par des dirigeants compétents, de vrais patriotes. Enfin, je demande l’amour, franchement l’amour manque beaucoup surtout parmi les dirigeants actuels, c’est l’égoïsme et la haine qui dominent et nous empêchent d’avancer, de progresser !

 

Akeza.net : On est arrivé au terme de notre entretien. Votre mot de fin !

 

Félicien N : Mon mot de fin n’existe pas ! (Rires). Je profite de cette occasion pour remercier toutes les personnes qui soutiennent nos projets, il y’a encore la place pour tout le monde qui désire voir l’association VONECOVIC progresser. L’union fait la force, ensemble aidons les autres qui ont besoin de nous, et sachons bien que la main lave l’autre. Enfin, pour tous ceux qui me lisent, j’ai un mot de plus, c’est l’amour et l’amour seulement à vos proches !

 

Akeza.net : On vous remercie pour l’entretien !

 

Félicien N : C’est moi qui vous remercie. Que Dieu nous bénisse tous !

 

Propos recueillis par Leis-Bruel Bryga

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