Les mamans victimes de grenades pourraient recevoir des crédits

Les mamans victimes de grenades pourraient recevoir des crédits

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Un vendredi soir, 3 grenades ont été larguées au centre-ville, dévastant des vies entières, causant des blessés, versant le sang des innocents. De ce cauchemar est née une terreur qui hante les esprits des citadins. Les victimes étaient constituées en grande partie de femmes vendeuses de fruits. Ceux qui ont eu la chance de survivre, se remettent progressivement. La vie dans sa complexité les oblige de reprendre le même travail, au même endroit. Armée du désir ardent de rester debout au nom des leurs, elles sont prêtes de se battre pour le pain quotidien. Une lueur d’espoir les éclaire, elles pourraient bénéficier de crédits.

Un groupe de jeunes demoiselles a fait une rencontre avec ces mamans. Au-delà d’une simple distribution des vivres, est née l’idée d’encadrer ces dames dans des regroupements. Apparemment leur avenir pourrait être meilleur. On en parle avec une de ces jeunes.

Akeza.net : Vous avez fait une rencontre avec les victimes des explosions des grenades au centre ville. Qui êtes vous, parles nous de cet initiative.

Quartile Nineza : Nous sommes des jeunes demoiselles qui se sont organisées en récoltant des fonds pour venir en aide aux victimes des grenades. Nous avons été choquées par ce qui s’est passé. On s’est dit qu’on pouvait faire un petit geste, juste pour soutenir ces victimes. Voilà l’origine de cette initiative.

Une de nous s’était rendue sur le lieu, elle a vu comment ces pauvres mamans avaient tout perdu. Elle a amené cette idée. Nous nous sommes convenus d’aller chercher de l’argent chacun de son coté afin de combiner ces fonds pour acheter les vivres.

Ca nous a pris une semaine pour avoir une somme de 300.000fbu. Je dois préciser que nous avons eu le soutien des femmes comme SpèsNihangaza de FVS AMADE qui se sont jointes à nous. C’est avec cette somme qu’on a pu acheter du riz, la farine de maïs, du sel, des savons, etc. Après on a organisé une rencontre avec ces mamans. Elles étaient très contentes, très reconnaissantes.

Akeza.net : Justement comment ces mamans ont-elles reçu ce geste ?

Quartile Nineza : Les mamans étaient beaucoup contentes, elles nous ont beaucoup remerciées. Elles étaient très reconnaissantes. Un moment de vives émotions.

Akeza.net : A l’heure où on parle, tu sors d’une réunion. De quoi s’agit-il ?

Quartile Nineza : Oui nous nous sommes réunis en effet. Comme je vous l’annonçais, nous étions avec de grandes femmes. Ces dernières font carrière dans la gestion des organisations et associations des femmes. Elles ont promis à ces victimes des grenades de les sensibiliser, leur montrer le chemin pour s’associer entre elles, afin de bénéficier de crédits. Donc on tenait notre première réunion, après la rencontre qui a eu lieu dimanche.

59 mamans vendeuses de fruits, nous les jeunes qui avons commencé l’initiative, et les femmes dont je venais de vous parler. Il y avait des formateurs qui leur ont expliqué comment fonder une association et tous les avantages de se regrouper.

Akeza.net : Vous êtes entré en contact avec ces pauvres mamans. Gardent-elles l’espoir de la vie après la barbarie qui leur est arrivée ? Quel est ton impression ?

Quartile Nineza : Oui elles gardent beaucoup l’espoir. Je dirais mêmes que ces mamans sont très courageuses. Malheureusement il y en a d’autres qui sont toujours sous le choc, qui ne se sontplus rendues sur les lieux depuis ce jour-là.

Il y a celles qui ont déjà recommencé à vendre des fruits. Elles te disent qu’elles doivent continuer à travailler afin de nourrir leurs familles. En plus, elles ont un petit capital. Elles disent que même avec 20.000fbu, elles sont prêtes à redémarrer leur commerce. Ca nous a beaucoup touchées.

Akeza.net : Quelle est la prochaine étape ?

Quartile Nineza : La prochaine étape c’est l’encadrement. On va essayer de les assister dans la création de leurs associations. Pour le moment, on va les laisser faire le premier pas en se regroupant entre elles, si elles font preuve de volonté (parce que ça doit émaner de leur volonté), on suivra en cherchant des crédits. C’est plus ou moins facile de trouver des fonds pour une association plutôt que des gens individus.

Propos recueillis par Armand NISABWE

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