EAC :Les hôtels de la côte kenyane en baisse au profit de Zanzibar

EAC :Les hôtels de la côte kenyane en baisse au profit de Zanzibar

Depuis quelques temps, les hôtels de la côte kenyane souffrent d’un maux qui est presque toujours fatal aux hôtels: celui de perdre la clientèle, surtout quand celle-ci est internationale. En effet les clients internationaux préfèrent se diriger vers Zanzibar, une situation qui met fortement à mal le tourisme sur la côte.

 

Les attaques terroristes de 2014 ont portés un lourd préjudice au tourisme sur la côte kenyane. Les hôteliers et les restaurateurs comptent parmi les victimes. Cela a pour grande conséquence la baisse du taux de visiteurs internationaux qui préfèrent l’île de Zanzibar. En pleine haute saison, le taux de visiteurs internationaux qui était entre 20 et 50% en 2011 est passé à moins de 10% aujourd’hui.  Ce qui rend l’île de Zanzibar encore plus attractifs est le fait qu’elle possède des infrastructures hôtelières modernes et neuves alors que ceux de la cote kenyane sont vétustes.

 

Signalons qu’en 1997, des affrontements au Kenya ont poussés beaucoup d’investisseurs dans le secteur de l’hôtellerie à se délocaliser en Tanzanie. Selon la KAHC (l’Association des Hôtelier et des restaurateurs du Kenya) c’est le facteur le plus important, car cela a occasionné la fuite des clients, qui les ont suivis. Les compagnies d’aviation ont également emboîtés le pas en proposant moins de vols vers des destinations comme Mombasa. En 2011 le nombre de vols étaient de 40 par semaine contre 8 aujourd’hui. La majorité des touristes qui arrivent à Mombasa sont en transit, en partance pour Zanzibar. Tous ces facteurs font que les hôtels vivent de mauvais jours.

 

Pour remédier à cela, le Kenya devrait rassurer les transporteurs aériens et les tours opérateurs que le pays est sûr. Signalons quand même que Nairobi et les sites touristes à l’intérieur du pays ne sont pas affectés par ce phénomène. Mr Sam Ikwaye directeur du bureau de la côte à la KAHC note : « Les investisseurs dans l’industrie de l’hôtelerie ont été en perte pendant les trois dernières années en raison d’une sécheresse touristique internationale ».

 

A cause de cela beaucoup d’investisseurs sont incapables de remettre en état leurs installations. M. Ikwaye demande ainsi à la Société financière du Tourisme au Kenya d’offrir des prêts plus abordables aux investisseurs pour leur permettre de réorganiser leurs installations, ce qui les rendrait à nouveau compétitifs.

 

Moïse MAZYAMBO

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