Les hommes sont appelés à participer activement dans la planification familiale

Les hommes sont appelés à participer activement dans la planification familiale

Vue des participants dans la célébration de la journée internationale de la contraception

Les hommes sont appelés à participer activement dans la planification familiale, cela a été dit à Kayanza lors de la célébration de la journée internationale de la contraception ce 30 septembre 2016.Les cérémonies ont été rehaussées par la présence de son excellence révérende la 1ère dame du pays Dénise Nkurunziza  et la ministre de la santé publique et de la lutte contre le sida Dr Josiane Nijimbere. Selon la première dame du pays, un dialogue permanent entre les couples permet à ces derniers d’adopter ensemble une bonne méthode contraceptive consensuelle. 

Avec une superficie de 1233.2 km2, la province Kayanza est la plus peuplée au Burundi. Parmi les communes qui la composent, la commune Gatara vient en tête avec une densité de plus de 900hab/km2.Vu cette densité de la population , élevée alors que l’espace cultivable ne s’agrandit pas, cela entraine des conflits fonciers perpétuels. Le Burundi en général et la province kayanza en particulier n’ont d’autre choix que d’adhérer à la planification familiale. Cela ressort de la célébration de la journée internationale de la contraception à Kayanza.

Face à cela, le Gouverneur de la province Kayanza M.Anicet Ndayizeye fait savoir qu’il y a encore un chemin à faire car les chiffres disponibles au niveau du district sanitaire de Kayanza montrent que seul 19% de ceux qui fréquentent les centres de santé et hôpitaux ont déjà compris la planification des naissances alors qu’il fallait normalement aller jusqu’à 40% pour qu’il y ait une amélioration significative. Il indique que des réunions de sensibilisation sur la planification des naissances se tiennent souvent même si les résultats escomptés ne sont pas encore atteints.

Selon la représentante résidente de UNFPA au Burundi Mme Suzanane N. Mandong, des efforts  considérables ont été réalisés au Burundi dans le domaine aussi bien de la santé de la reproduction que de la planification familiale, avec une nette augmentation du taux de prévalence contraceptive multiplié par plus de 13 entre 2000 et 2015,passant de 2,7à 37,3% selon les statistiques sanitaires.

Toutefois, dit-elle, ces progrès cachent des disparités provinciales mais aussi des besoins non satisfaits en planification familiale qui restent très élevés soit 31% selon l’enquête démographique de santé de 2010.Ce pourcentage, ajoute-t-elle, représente les femmes qui souhaitent prévenir leur grossesse mais ,elles-mêmes ou leurs partenaires n’utilisent cependant pas de contraception pour diverses raisons. Entre autres le poids de la culture pro-nataliste qui promeut la procréation quantitative et non qualitative, l’absence d’entente dans le couple, des fois la non adhésion du conjoint à l’utilisation des méthodes contraceptives jusqu’à  27,6% comme l’indique les résultats de l’étude de 2013 du PNSR. Mais aussi les croyances religieuses erronées sur la contraception moderne.

La ministre de la santé publique et de la lutte contre le sida Dr Josiane Nijimbere dit que les Hommes doivent prendre les devants dans la planification familiale. Elle ajoute qu’elle est prête à plaider pour qu’au Burundi chaque homme ne dépasse pas une seule femme quelle que soit sa religion. Car il a été remarqué que même dans les pays à majorité musulmane comme l’Indonésie chaque homme n’a qu’une seule femme.

Et à  la 1ère dame du pays Dénise Nkurunziza de dire qu’un dialogue permanent entre les couples  permet à ces derniers d’adopter une méthode contraceptive consensuelle. Elle demande aux hommes d’accompagner chaque fois leurs femmes aux centres de santé pour suivre ensemble les instructions sur la planification des naissances car précise-t-elle, la majorité des femmes qu’elle a rencontrées lui ont  dit que les hommes ne les accompagnent pas aux centres de santé pour suivre ensemble les instructions alors que ‘’urugo ari babiri’’ (il faut être à deux  pour construire un foyer) .

Rappelons que la journée a été célébrée à Kayanza au niveau national sous le thème : «La planification familiale est un consentement du couple : Participation active des hommes».

 

Alexandre NDAYISHIMIYE

Comments

comments