Les grands blessés de l’amour : quand la famille s’en mêle

Les grands blessés de l’amour : quand la famille s’en mêle

Photo d’illustration d’un homme qui pleure © DR

Mimi et moi nous sommes rencontrés très jeunes, dans la chorale de l’église que nous fréquentions tous les deux à l’époque. Le courant est passé très vite entre nous et nous sommes devenus inséparables au fil des jours. On avait une telle complicité que ceux qui nous croisaient, croyaient qu’on était un vieux couple. La simplicité de Mimi et sa bonne humeur me rendait l’homme le plus heureux de la terre. Elle était à la fois ma meilleure amie, mon alliée, ma conseillère, mon amour, bref ma petite moitié.

Sa famille m’avait presque adopté. A chaque fois que j’allais chez elle, j’étais traité en roi. Sa mère m’appelait déjà son futur gendre à ma grande fierté. Du côté de ma famille, ils appréciaient aussi ma chérie à l’exception de quelques-uns. Cependant, ces derniers cachaient bien leur haine envers elle car ils ne laissaient rien transparaître en ma présence. Ils avaient, néanmoins, une certaine tendance à me mettre en garde contre elle en avançant l’idée selon laquelle elle serait plus âgée que moi. Mais bien sûr je n’en avais rien à faire, surtout que leur crainte n’était pas fondée. En effet, Mimi avait le même âge que moi, mais selon eux, elle mentait sur son âge puisqu’elle paraissait plus mature par sa carrure. Je ne comprenais pas leur entêtement face à ça. Deux ans plus tard, je suis parti vivre dans un autre pays non loin d’où je viens et les choses se sont envenimés dans mon couple.

Après mon départ, mes cousins sont devenus durs avec Mimi au point de lui rendre la vie impossible. Elle a bien sûr tenu le coup quelques mois, et discutait avec moi en évitant de me raconter son calvaire. Je ne me doutais de rien bien sûr jusqu’à ce que je remarque un changement. Elle ne me parlait pas pendant des jours et je le vivais très mal. J’ai dû beaucoup insister pour qu’elle m’avoue la cause de cette froideur. Elle me dit que dès que je suis partis, mes cousins l’ont menacé et lui ont raconté des tas de choses horribles pour la convaincre de notre incompatibilité. Elle avait alors décidé de couper les ponts avec moi pour avoir la paix.

J’ai tout fait pour la convaincre du contraire, pour la retenir mais rien n’y faisait. Elle en avait marre et voulait avancer sans moi dans la vie. Bien sûr après de longues nuits d’insomnies, j’ai fini par sortir du dénie et accepter que mon couple n’était plus que de l’histoire ancienne. Mimi a été mon plus grand amour et je garde encore aujourd’hui une grande nostalgie de ce qui aurait pu être ma vie à ses côtés.

 

Christophe

Monna Walda Kaneza

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