Les Chroniques du Vagabond : « Plus qu’une affaire de football, c’est une cause nationale »

Les Chroniques du Vagabond : « Plus qu’une affaire de football, c’est une cause nationale »

Les Chroniques du Vagabond : « Plus qu’une affaire de football, c’est une cause nationale » ©Akeza.net

Qu’elle est incroyable cette vie ! Parfois acteur et souvent simple spectateur, nous vivons tous les jours des choses marquantes. Nous rencontrons des personnes incroyables et nous sommes témoins de faits, tout aussi remarquables qu’insolites. Tout au long de 3 décennies de vie sur cette terre, j’ai vu, entendu et vécu des choses qui méritent d’être dites et qui se doivent d’être partagées. Allant et revenant, passant d’un endroit à un autre tel un voyageur, à la fois étranger et enfant du pays, je suis le témoin de la beauté, l’ingéniosité et la créativité de l’être humain ; de sa folie, de son ignorance et même – excusez-moi – de sa stupidité. D’ici et d’ailleurs, appelez-moi « Le vagabond », témoin de la vie, de ses merveilles et de ses absurdités.

Vous l’avez surement compris, ce soir on va parler football. Plus encore, on va parler amour de la patrie, dévouement pour les couleurs nationales. Alors que les «Intamba mu Rugamba » sont en passe d’écrire l’une des plus belles pages de l’histoire du football au Burundi, la ferveur nationale des burundais semble avoir pris un coup de neuf.

Comme par enchantement, l’amour de la patrie nait de nouveau de ses cendres tel un phénix. Non qu’elle n’existait  pas – loin de là – mais elle semble avoir trouvé des raisons de refaire surface, de s’exposer, de revivre. On l’avait rarement vu. Les burundais du monde entier ont trouvé une raison de s’unir. De se rassembler derrière une cause commune. La possible qualification de la sélection nationale de football a offert aux burundais « une cause nationale ».

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Où qu’il se trouve, quelle que soit son orientation religieuse, politique ou idéologique, le burundais veut une seule chose : « voir son équipe nationale participer à la Coupe d’Afrique des Nations pour la première fois de l’histoire ». Un rêve que les plus vieux ont caressés il y a 15 ans et qui a sans doute laissé un goût amère à ces derniers.

Une quinzaine d’années plus tard, ce rêve revient et il semble être à portée de main. Et même si entre le Burundi et la qualification à la CAN se trouve le dangereux Gabon. Car il faut le dire, il est dangereux ce Gabon qui aligne un des attaquant les plus côtés au monde. Un certain Pierre Aimerick Aubameyang qui n’effraie pas les fervents supporters burundais. La cause est beaucoup trop grande pour avoir peur d’un seul joueur. Après tout c’est à la maison que tout se passe. Et qui a peur du voisin quand il est chez lui ?

La même ferveur qui anime les burundais, anime également ses joueurs. Des joueurs qui sont prêt à tout pour briser le plafond de verre et marquer l’histoire. Gaël Bigirimana l’a bien dit : « Ce match est comme une guerre et nous sommes des soldats prêt à aller décrocher la victoire ». Une phrase qui dit tout et qui illustre plus que bien l’état d’esprit de cette belle équipe que tout le monde adule.

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Oui ! L’heure est à la bravoure. Les burundais sont prêt à répondre à l’appel de la gloire et de l’honneur. Et tous comme un seul homme, d’une seul voix crient : « Allez-y les Hirondelles ! Nous, burundais, sommes derrière vous. Ramenez la victoire, vous en êtes capables ! »

Pour ma part, j’espère que les Hirondelles nous donnerons raison. Parce que ce serait tellement bien d’entendre « Burundi Bwacu » à la prochaine. J’en rêve déjà.

Prenez soin de vous et rendez-vous demain.

 

Le Vagabond

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