Les Chroniques du Vagabond : « On ne s’en sort pas trop mal »

Les Chroniques du Vagabond : « On ne s’en sort pas trop mal »

Les Chroniques du Vagabond : « On ne s’en sort pas trop mal » ©Akeza.net

Bonsoir par ici ! Cela faisait un moment. Les vacances sont presque finies et me voici de retour. Justement, en parlant de vacances, je me demande quel goût elles avaient pour vous. Parce que pour moi, c’était comme manger une mangue au goût d’un citron. Pas trop kiffant. Avec cette histoire de COVID-19 difficile d’avoir un vrai « Summer » digne de ce nom. Beaucoup de choses ont manqué. Et pourtant, on ne s’en sort pas trop mal. Je dirai même, on s’en sort plutôt bien vu les circonstances. Alors, on en parle ?

 

Des vacances nostalgiques

Depuis cette invasion énervante de la COVID-19, le monde entier a décidé de fermer toutes les portes. Des frontières aux portes des maisons, tous s’étaient enfermés. Je dis tous sauf une poignée de pays dont un petit pays à l’est de l’Afrique que l’on appelle le Burundi. Comme des poules dans un enclot, le burundais a vécu ce confinement mondial en liberté dans son espèce de cage dorée. Et alors que tout le monde pensait que cette vague triste serait vite passé, ce foutu COVID-19 prenait racine. Au point de se prolonger jusque pendant les vacances. La période préférée des élèves, des étudiants et tous ceux qui attendent le mois d’août pour se vider la tête.

Le grand « break » où tout le monde n’a qu’une seule idée : « s’amuser et prendre du bon temps ». « Summer », ce moment où l’on dit au-revoir à la pluie, bonjour aux journées à la plage et aux longues soirées à faire la fête. C’est les grands évènement (Kigingi Summer Comedy, Happy People etc). « Summer » c’est encore et surtout l’arrivé en vague des « Vacanciers », « Aba Come From ». Nos frères, sœurs, amis et connaissances qui débarquent, les poches bien chargées de dollars (US et Canadien), d’euros, de livres et autres monnaies étrangères pour faire pleuvoir la joie, le bonheur et surtout beaucoup d’alcool aux leurs vivant au pays.

Seulement, cet été 2020 n’aura pas connu tout cela. Déjà qu’il fallait oublier les vacanciers, hélas on a également dû oublier tous les grands évènements habituels de ces vacances. Kigingi Summer Comedy ? Oublie ! Celebrity Night ? Oublie ! Happy People ? même pas en rêve ! Cet été, bois ta bière « kw’idirisha » et remercie le bon Dieu de ne pas être confiné. Les autres n’ont pas eu cette chance. Encore heureux que les bars ne ferment plus à 21h, ça nous aurait fait de belles vacances bien moches.

Ils étaient derrière nous, ces étés insouciants où on sortait comme on voulait, on se délectait des « amahera ya ba Come From » sans s’inquiéter de comment sera la suite. C’était fini les grands concerts à coup de grandes stars. Pas de Fally Ipupa, pas de Sauti Sol, pas de Mafikizolo à l’horizon. Cette année, c’est le service minimum. On se calme et on fait comme si ce n’était pas les vacances.

 

Impossible n’est pas burundais

Si cet été s’annonçait triste, c’était sans compter avec l’ingéniosité des organisateurs d’événements pour trouver des solutions de rechange. Et puis, à défaut de faire grand, on va faire petit. Pas question de passer un été sans fête.

Progressivement, de petits événements ont vu le jour. Si on ne fait pas la fête à Buja, on va la faire à l’intérieur. Et c’est parti pour un « Road Trip », puis un second. Et pendant que l’on perdait l’espoir d’une grande fête à Bujumbura, DJ Paulin décide de fêter les 7 ans de son Cristal Lounge Bar en grande pompe.

Alors on se retrouve un soir d’Août à l’Entente Sportive de Bujumbura et on fait la fête jusqu’au petit matin.
Et comme une chose en appelle une autre, d’autres événements s’organisent. Pool party à gauche, soirée caritative à droite. Et à chaque fois, on y est. Petit ou grand événement, on le prend. On profite de la moindre occasion de passer une soirée entre amis à faire la fête et oublier que le monde va mal. On se soigne comme on peut et on espère que les meilleurs jours sont à venir.

Petit à petit, les vacances prennent fin, on s’apprête à reprendre une vie où la jouissance d’une soirée dansante n’est plus une priorité. On n’a pas eu ce que l’on voulait, mais on s’est consolé avec ce qu’on a pu.

Au final, on ne s’en sort pas trop mal. Ce ne sont pas des vacances de rêve, mais on les aura passées.
Et dans l’espoir que les prochaines vacances soient plus excitantes, on profite des derniers plaisirs que pourront nous offrir les quelques événements qui nous restent. On essaie de s’amuser et on n’oublie pas qu’avant tout, le bonheur c’est d’abord dans la tête.

Sur ce, passez un bon week-end et prenez soin de vous.

 

Le Vagabond

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