Les chroniques du Vagabond : « Non aux Gratteurs »

Les chroniques du Vagabond : « Non aux Gratteurs »

Les chroniques du Vagabond : « Non aux Gratteurs » ©DR

Allô ! Y a quelqu’un ? Si vous êtes là, bonsoir à vous. Un autre week-end, une autre histoire. J’ai un coup de gueule. Non mais, un vrai. Et c’est contre une catégorie de personnes qui ont le don, que dis-je, l’art ne nous pourrir la vie. Certains les appellent parasites, moi je les appelle « Gratteurs » (il faut être gentil des fois). Si vous n’avez toujours pas compris, je parle de nos chers amis qui sans jamais dépenser un sous, se bourrent la gueule tous les soirs à nos frais. Je ne sais pas pour vous, mais moi j’en peux plus. Et ce soir on va régler ça, vite fait, bien fait !

 

Je tiens à préciser une chose. Je ne parle pas des gens à qui on offre un verre de temps en temps. Oya ! Je parle de ces personnes qui semblent ne jamais avoir de quoi s’acheter une bière, qui sont toujours dans le bars et pire, qui boivent toujours. Si ça ce n’est pas nous prendre pour des cruches, je me demande bien ce que c’est ! Non mais franchement, c’est quoi ce comportement de mendiant ?  Oui, je l’ai dit et vous me pardonnerez mais ce genre de profiteurs sont très souvent désagréables. On en connait tous un dans notre entourage. Toujours là à gratter une bière. Ils ont le don de nous faire changer d’humeur quand on les voit. Parce qu’on est sûr que la facture va s’allonger.

Mais attention ! Si le « Gratteur » pullule dans la ville, il existe néanmoins 2 types. On a d’un côté l’insolant. Un vrai sauvage. Déjà qu’il n’a pas un sous, mais il se permet d’exiger de boire. Comme s’il avait tous les droits. « Bro, ngurira kamwe ». Allô, la politesse tu connais ? Met un « s’il te plait ». Ne fût-ce que pour la forme. Le comble, c’est qu’il osera se plaindre que l’on ne le traite pas bien. Comme si c’était un enfant de 6 ans que l’on devait chouchouter. Frère t’a 30 ans, grandis! « Sijewe nakuvyaye. C’est quoi l’histoire ? » Mais les insolents ont quand même une qualité. Ce sont les rois de l’animation. Tant qu’ils ont une bouteille, vous avez droit à des moments d’humour à vous faire pisser de rire. On lui pardonne « presque » d’être un « gratteur », tellement il sait mettre de l’ambiance.

De l’autre côté, tu as l’agneau. Timide (faussement) et des fois sournois. Un maitre dans l’art de la manipulation. Derrière son air gentil garçon qui ne fait pas de vague, il a développé la capacité de te faire acheter une bière sans que tu t’en rendes compte. Et surtout que tu trouves cela normal sur le coup. Ce n’est qu’une fois parti que tu te rends compte qu’il s’est bien foutu de toi. Le pire c’est que tu ne sais pas toujours comment le chopper et tu te fais avoir à tous les coups. Rien que pour ça, chapeau l’artiste.

Quel qu’il soit, sauvage ou agneau, on n’en peut plus les gars. Que ce soit un verre de temps en temps, ça se comprend. Ça nous arrive à tous d’être fauché. Mais sérieusement les gars, tous les jours ? Un peu de respect pour vous-même quand même. Et puis quand on pas d’argent, on reste à la maison. Ça vous évite de passer pour des sangsues et vous garder un minimum d’estime de la part des personnes qui vous entourent. Ça vaut mieux, croyez moi. Pour ma part, je ne vous donne plus rien et si vous n’êtes pas contents, allez vous plaindre à la Mairie. Si toi aussi t’es d’accord avec moi, répète avec moi : « Non aux gratteurs ! »

Sur ce, passez un bon week-end et prenez soin de vous

 

Le Vagabond

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