Les chroniques du Vagabond : «Mon gars, femme n’est pas jouet!»

Les chroniques du Vagabond : «Mon gars, femme n’est pas jouet!»

Qu’elle est incroyable cette vie ! Parfois acteur et souvent simple spectateur, nous vivons tous les jours des choses marquantes. Nous rencontrons des personnes incroyables et nous sommes témoins de faits, tout aussi remarquables qu’insolites. Tout au long de 3 décennies de vie sur cette terre, j’ai vu, entendu et vécu des choses qui méritent d’être dites et qui se doivent d’être partagées. Allant et revenant, passant d’un endroit à un autre tel un voyageur, à la fois étranger et enfant du pays, je suis le témoin de la beauté, l’ingéniosité et la créativité de l’être humain ; de sa folie, de son ignorance et même – excusez-moi – de sa stupidité. D’ici et d’ailleurs, appelez-moi « Le vagabond », témoin de la vie, de ses merveilles et de ses absurdités.

 

Mon sujet du jour concerne une chose qui m’horripile au plus haut point. Je crois que jamais ne je ne comprendrais certains hommes et quoi qu’il arrive ils resteront à mes yeux les pires animaux que le monde connaît.

Il y a quelques années, alors que je revenais d’une soirée entre amis, assis dans le taxi j’assiste à une scène qui reste gravée dans ma tête tellement elle fut choquante. Ce jour là, je vis un homme porter la main sur une femme de la manière la plus horrible qui soit. Je ne sais pas si c’était sa fille ou son esclave (et même dans ce cas, je ne pense pas qu’il en ait le droit) mais cet homme rouait de coup une femme avec une violence sans nom. On aurait dit qu’il était entrain de disputer un combat de MMA avec un adversaire à sa taille. Et même la femme à terre, il ne s’est pas arrêté jusqu’à ce que l’assistance autour d’eux le saisisse et l’écarte de cette dernière. Je vous parle d’une scène qui se passe en plein milieu d’une rue bondée. Pour dire à quel point ce monsieur se sentait légitime dans son action. Une scène troublante, choquante et révoltante à la fois. Devant une scène aussi choquante, 3 questions ont traversés mon esprit et depuis l’époque je questionne qui veut bien m’entendre pour trouver les réponses.

Bon! On est d’accord qu’on est au 21ème siècle et que certaines choses sont à tout simplement bannir de toutes sociétés? Ceci étant dit, continuons.

Lire aussi : Les chroniques du Vagabond : « Émancipation ou fuite de responsabilités ?»

A chaque fois que j’apprends qu’un homme a porté la main sur une femme, je ne peux m’empêcher de me demander au nom de quoi pose-t-il un acte pareil. Au nom de quelle constitution ou loi, fût-elle divine ou humaine, s’arroge-t-il le droit  d’agir de manière violente envers un être fait de chaire et de sang comme lui? J’avoue que je suis plus que dépassé par le comportement qu’affichent certains hommes envers les femmes dans ce sens.

Et messieurs, je vous en prie, épargnez nous cet espèce d’arguments aux allures sacro-saint qui veut que l’homme soit le chef de la femme et qu’il a le droit de corriger la femme quand celle-ci se comporte de manière inconvenable. Quand bien même cette assertion serait vraie, aussi loin que peuvent aller mes souvenirs, je ne me souviens pas que «La Sainte Bible» ait recommander de battre les femmes. Agir de la sorte est tout simplement un aveux – et pardonnez la violence – d’idiotie couplé à une dose importante d’ignorance de la valeur de l’être humain et surtout de la femme.

Rien ne justifie la violence, encore moins la violence envers une femme. Sachez chers barbares que la femme est loin d’être un objet que vous avez le droit de manipuler, de martyriser ou traiter comme bon vous semble. «Mon gars, femme n’est pas jouet!».

Très loin d’être un objet, la femme mérite le plus grand soin, la plus grande attention et le plus grand respect. Ne fusse que pour le fait qu’elle porte la vie en son sein, elle mérite d’être traitée avec le plus grand des égards. Aucun d’entre nous ne serait d’accord que sa mère soit traitée avec violence, à combien plus forte raison ne traiterons nous pas les femmes que nous aimons avec les mêmes égards?

Mais au-delà des hommes qui se permettent pareilles actions, je me demande pourquoi les femmes victimes de ce genre d’action restent avec ceux-ci? Certains d’entre vous diront que c’est par amour, par peur ou encore par espoir qu’un jour il changera. Vya vrai?

C’est vrai que l’amour supporte, excuse et pardonne mais pensez-vous vraiment que vivre une relation aussi dangereuse en vaut la peine? Une femme m’a dit un jour qu’elle sait que son homme est violent et qu’elle a apprise à vivre avec. Je ne sais pas pour vous, chers lecteurs, mais cela reste quand même difficile à concevoir. J’ai pour habitude de comparer les femmes qui acceptent la violence de leurs hommes à des acrobates effectuant un numéro équilibriste sur une corde raide, à la seule différence que contrairement aux acrobates elles n’ont ni câble de sécurité ni filet de protection. Pour elles, l’issue est souvent fatale.

Alors ces femmes ont sûrement de nombreuses raisons de rester auprès de ces hommes mais alors pourquoi leur octroyer un passe-droit pour la souffrance? Mesdames et mesdemoiselles, ne laissez jamais un homme faire de vous son punching-ball, ils n’en ont jamais eu le droit et ce n’est pas demain la veille que cela leur sera accordé. Conseil du vagabond!

Et enfin, nous qui assistons à ce genre de scène, qui connaissons des personnes qui vivent ce genre de situations, pourquoi n’avons-nous pas toujours la conscience de prendre la défense de ces personnes? Ces personnes qui souffrent et qui sans le dire meurent de l’intérieur. Nous dirons tous que cela ne nous concerne pas, que chacun fait sa vie et que les problèmes des autres ne sont pas les nôtres. Mais nous semblons oublier que lorsque la fatalité arrive, nous en souffrons également d’une façon ou d’une autre. L’hypocrisie humaine face à cela, nous a fait oublié qu’au-delà de toute chose, c’est la vie de l’humain, son intégrité et sa dignité qui se jouent dans ce genre de situations.

Ayons donc la bonté de porter secours à ces personnes qui souffrent dans leur corps et leur âme. Qui se meurent et qui ne savent pas toujours comment s’en sortir. Ne fût-ce que pour préserver la vie et la dignité. Quelque soit notre rôle dans la société, dénonçons et agissons, cela nous grandira.

En ce qui me concerne je n’ai fait que relever un point, libre à chacun d’avoir son avis sur la question. Comme je le dit toujours, je suis un vagabond, je ne fait que passer.

 

Le Vagabond

Comments

comments