Les chroniques du Vagabond : « Émancipation ou fuite de responsabilités ?»

Les chroniques du Vagabond : « Émancipation ou fuite de responsabilités ?»

Les chroniques du Vagabond : « Émancipation ou fuite de responsabilités ?» ©Akeza.net

Qu’elle est incroyable cette vie ! Parfois acteur et souvent simple spectateur, nous vivons tous les jours des choses marquantes. Nous rencontrons des personnes incroyables et nous sommes témoins de faits, tout aussi remarquables qu’insolites. Tout au long de 3 décennies de vie sur cette terre, j’ai vu, entendu et vécu des choses qui méritent d’être dites et qui se doivent d’être partagées. Allant et revenant, passant d’un endroit à un autre tel un voyageur, à la fois étranger et enfant du pays, je suis le témoin de la beauté, l’ingéniosité et la créativité de l’être humain ; de sa folie, de son ignorance et même – excusez-moi – de sa stupidité. D’ici et d’ailleurs, appelez-moi « Le vagabond », témoin de la vie, de ses merveilles et de ses absurdités.

Avant toute chose, je tiens à préciser que je ne tire sur personne mesdames et mesdemoiselles, alors s’il vous plait, ne me tirez pas dessus.

Puisque les femmes sont à l’honneur en ce mois de mars, j’aimerais que l’on mette l’accent sur un sujet qui fait débat depuis déjà quelques années. Vous l’avez sûrement deviné, on parle « émancipation et indépendance de la femme ». J’imagine des femmes se dire : « qu’est-ce qu’il va encore nous raconter celui-là ? », un peu de patience mesdames, j’y viens.

Depuis le début des années 90, le sujet de l’émancipation et de l’indépendance de la femme est un des sujets centraux de notre époque. Avec la naissance des mouvements féministes et la lutte pour la parité dans les milieux professionnels, les femmes semblent avoir pris conscience du véritable rôle qu’elles devraient jouer dans la société. Ce qui en soi est une excellente chose. L’éducation des jeunes filles revient souvent au centre des débats et suscite, depuis quelques années maintenant, des vagues de sensibilisation pour plus d’instruction pour la femme. De plus en plus de femmes prennent les devants et n’ont plus peur d’afficher leurs ambitions. Cela est à louer, à encourager, à soutenir puisqu’il a le mérite de redonner une véritable place à la femme dans le développement de la société. Il était temps que nos mères et nos sœurs se réveillent !

Mais, il y a un problème ! Si les femmes (comprenez par-là, l’être de sexe féminin et j’inclue tous les âges) réussissent aujourd’hui à affirmer leur rôle entant que pilier de la société, la revendication d’émancipation et d’indépendance de nos chères mères, sœurs et épouses a vite fait de laisser place à de l’abus. Cela est triste mais je pense pour ma part que le féminisme tend à devenir une sorte d’échappatoire, une fuite de responsabilités. On aurait dit qu’en ce 21ème siècle, prôner l’émancipation et l’indépendance était une manière pour certaines femmes de se défaire d’un certain poids que doivent porter toutes celles qui descendent d’Eve. Une sorte de porte de sortie qui leur permettait de ne plus être les « Atlas »* de la société.

En effet, loin d’avoir compris le concept, de nombreuses femmes ont érigé l’émancipation et l’indépendance en muraille devant laquelle toute tentative de rappel au rôle de mère, porteuse de vie, et de femme, architecte de la famille et donc de la société, devra buter. Les femmes ne jurent plus que par ces 2 concepts que je crains qu’elles n’aient pas bien comprises.

Nombreuses sont celles qui pensent qu’être émancipé et indépendante n’est pas compatible avec la vie de couple ou la vie de famille. Que ces concepts ne cadrent pas avec la maternité ou la condition d’épouse. Certaines vont jusqu’à dire : « je suis intelligente, j’ai une carrière brillante, j’ai de l’argent et donc je n’ai pas besoin d’un homme ou encore d’avoir des enfants. Il ne faudrait pas que cela me bloque dans ma percée ». Des affirmations qui glacent le dos et jettent un vent d’effroi sur toutes ces personnes attachées à la famille dans son sens le plus traditionnel.

Je n’oserai pas juger ces femmes, qui pour des raisons qui leur sont propres, on fait le choix de tourner le dos à la famille et à ses joie (mais aussi ses malheurs. Ce n’est pas toujours une partie de plaisir), mais je ne peux m’empêcher de me questionner sur cette supposée incompatibilité que prône de nombreuses femmes sous couvert de féminisme. Pensons-nous vraiment qu’une femme indépendante ne peut pas être épouse ou mère ? Devrait-elle forcément dire non à l’attachement familial ou amoureux ? Pour ma part j’ai toujours pensé qu’une femme indépendante était celle qui savait être une professionnelle qualifiée, une mère et une épouse. Que c’était celle qui réussissait le véritable mélange entre travail, foyer et maternité. Et qui par sa capacité à porter et à équilibrer les choses devenait ce véritable socle dont a besoin la société pour grandir.

Je ne comprends peut-être pas ce que cela implique mais si tel est le cas, ne devons-nous pas repenser ces concepts et réfléchir à des meilleures manières de préserver la société.

Comme j’ai dit, je ne suis qu’un vagabond. Je ne fais que passer…

 

Le Vagabond

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