L’encadreur des 6 jeunes burundais «disparus» aux USA de retour au Burundi

L’encadreur des 6 jeunes burundais «disparus» aux USA de retour au Burundi

Canesius Bindaba s’adressant à la presse.©VOA

La nouvelle faisant fi à la disparition de 6 jeunes burundais partis dans une compétition de la robotique aux Etats Unis d’Amérique a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Si on n’a pas encore retrouvé les 6 jeunes, l’encadreur parti aux USA avec eux de retour au Burundi. Il revient sur «cette affaire».

C’est au micro de nos confrères de la Voix d’Amérique que Canesius Bindaba, encadreur de ces jeunes qu’il est revenu sur ce dossier très suivi par la presse. Canesius Bindaba parti ensemble avec les 6 jeunes qu’il encadrait, affirme avoir été frappé par la disparition dans la nature des USA (et du Canada pour le moment) de ses hommes. Il nie toute implication.

«Je n’avais aucune raison de rester aux Etats Unis»

Je suis bien arrivé à Bujumbura, la Police [de Washington] a conclu, après une enquête, que je n’étais pas impliqué dans cette affaire. Je leur ai expliqué que je devrais rentrer dans mon pays car aux USA, je n’y avais plus à faire. J’aime mon pays, j’ai encore beaucoup à faire ici» a dit Canesius Bindaba à la Voix d’Amérique.

Choqué par «cette disparition»

L’encadreur Canesius Bindaba s’est trouvé seul sans les membres de sa délégation. Pourtant, rien ne laissait croire que quelque chose se préparer.« Je n’ai jamais soupçonné quoi que ce soit. Même quand on était encore au Burundi, les préparatifs se déroulaient à la normale. Quand j’ai appris qu’ils avaient pris le large, j’ai été choqué, je ne m’attendais pas à cette attitude de leur part» assure-t-il.

Il précise qu’avant de rentrer il a joint au téléphone les parents de ces jeunes, qui lui ont tranquillisé. Cela lui a laissé comprendre que lesdits jeunes avaient contacté leurs parents. « Les organisateurs de la compétition dans laquelle on participait on fait un procès verbal pour m’enlever de toute responsabilité. Ils m’ont demandé si je ne voulais pas rester, et j’ai dit non. J’aime mon pays, je veux aider dans sa construction. », tient-il  à préciser.

Son message à l’opinion

«On était parti pour représenter les couleurs du pays. Je n’ai pas de responsabilité dans cette disparition. J’ai fait le choix de revenir au pays car j’y  tiens beaucoup. Je déplore la récupération de cette affaire par certains individus qui en profite pour ternir l’image du pays. Je ne suis pas inquiet, je suis au pays, personne n’est à ma recherche. Si ces enfants ont pris cette décision, c’est leur choix, personne ne les menaçait pour une raison ou une autre» dit Canesius Bindaba, encadreur de l’équipe First Global Burundi dévouée à la technologie robotique.

Il compte continuer l’encadrement…

L’encadreur Canesius Bindaba reconnait que l’attitude de ces jeunes restés  de l’autre côté de l’Atlantique ne peut pas pénaliser le reste de la jeunesse burundaise qu’il estime à 60% de la population burundaise. « La jeunesse est estimée à 60% de la population burundaise, je ais demander à nos sponsors s’ils veulent bien continuer à nous soutenir, Tous ce que je veux c’est encadrer la jeunesse burundaise. Je dois préciser qu’en dépit de ce qui s’est passé on a décrocher la 73ème place sur 165 pays qui avaient pris part dans cette compétition».

Ayant l’âge compris entre 17 et 18 ans, les membres de l’équipe First Global Burundi était parti représenter le Burundi dans un grand rendez-vous planétaire de construction de robots. Ceux qui avaient suscité de l’admiration de tout un peuple à leur départ, ont causé beaucoup de remous au même peuple.

Armand NISABWE

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