Leila Ndabirabe fait la une du magazine de mode L’Officiel Malaysia

Leila Ndabirabe fait la une du magazine de mode L’Officiel Malaysia

Leila Ndabirabe à New York © DR

Après Beyoncé, Kim Kardashian et Kanye West et d’autres célébrités mondiales, c’est au tour de Leila Ndabirabe, le mannequin belgo-burundais, de faire la couverture du magazine de mode L’Officiel. Super excitée, elle poste sur son compte Instagram la photo de couverture du mois de février du magazine L’officiel Malaysia. Lors de sa séance photo à New York, elle en a profité pour échanger avec Jeffrey Yan , rédacteur du magazine, au sujet de ses idoles et inspirations jusqu’à ses plans futurs.

 

Leila Nda n’est pas ce que l’on qualifierait de mannequin simple. L’étudiante en droit de 22 ans, parle six langues et est au milieu de l’apprentissage d’une septième.

 

SUR SA GRANDE PAUSE

J’ai été repéré quand j’avais 16 ans, mais ma famille ne voulait pas que je fasse le mannequinat. Ma mère voulait que j’aille à l’université.

Mais après un an à l’université, je me sentais prête. Alors je suis allée à une agence à Bruxelles et ils m’ont fait signer un contrat puis je suis allée à New York. Mon premier grand défilé était une semi-exclusivité avec Victoria Beckham.

 

SUR SES IDOLES ET INSPIRATIONS

J’aime Naomi Campbell, Tyra Banks, tous les top model – là ce sont les carrières que je voudrais avoir. Quand je vois ce qu’elles ont traversé, comment elles se sont battues et à quel point c’était difficile – c’est vraiment une inspiration.

 

SUR SA CARRIERE JUSQU’A AUJOURD’HUI

Travailler pour Dior était un rêve que j’avais avant même que je ne commence le mannequinat, donc défiler lors du spectacle était certainement un moment de « Oh mon Dieu« . En plus, Raf Simons (responsable de la haute couture chez Dior, ndlr) est belge lui aussi! J’aimerais aussi travailler avec Mert et Marcus (un duo de photographes de mode, ndlr). J’aime comment ils dépeignent la féminité et le côté sexy.

 

SUR L’INDUSTRIE DE LA MODE

Nous sommes censés être ces gens qui ont toujours le sourire, mais des fois ,il y a des gens qui vous parlent d’une façon  et vous êtes là à vous demander « A-t-il vraiment dit cela? » Lorsque vous êtes mannequin, certaines personnes pensent qu’ils peuvent vous dire des choses qu’ils ne diraient jamais à aucun autre être humain.

 

 

LA DIVERSITÉ DE LA MODE

Cela fait seulement deux ans, mais certainement, quand j’ai commencé il n’y avait pas autant de filles noires ou asiatiques dans les défilés auxquels je participais. Les gens sont plus conscients maintenant, mais il reste encore beaucoup à faire. Ils ont besoin de voir que nous sommes belles et que nous pouvons faire vendre.

Leila Ndabirabe fait la une de la couverture du magazine L’Officiel Malaysia ©DR

 

SUR L’EGALITE DES CHANCES

Vous n’achetez pas de vêtements parce que vous voyez une fille noire ou une fille asiatique les porter. Vous les achetez parce que vous voulez les porter. Les entreprises ne devraient se dire «Ok, nous allons utiliser une fille noire pour  vendre aux  noirs ». Si un mannequin est génial, il devrait avoir une chance comme tout le monde.

 

RETOUR AUX ETUDES DE DROIT

Je ne sais pas. Ça  change tellement qu’il faut pouvoir constamment suivre. Mais ça fait deux ans que j’ai arrêté. C’est tout de même quelque chose de vraiment bien d’avoir un background dans le domaine du droit. Cela me permet de penser d’une autre manière. Ça forge qui vous êtes, vous fait prendre conscience de ce qui se passe dans le monde, vous aide à tenir une conversation. Ça aide certainement lorsque vous revisitez vos contrats!

 

SUR SES PLANS FUTURS

(Rires) Si l’argent n’était pas un problème, j’aimerais commencer un orphelinat ou un centre pour aider les gens, surtout les enfants pauvres.

 

Traduit par Miranda Akim’

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