L’éducation supérieure comme facteur boostant la croissance économique

L’éducation supérieure comme facteur boostant la croissance économique

©Amicale des Etudiants Caribéens Africains et Sympathisants

Le Burundi enregistre une avancée significative dans l’enseignement surtout au primaire. La banque mondiale indique que cette avancée est due à une augmentation des dépenses courantes de l’Etat hors dette dans l’éducation qui est passée de 31 % en 2014 à 34 % en 2016. Il est prévu qu’elle atteigne 36 % en 2020.

 

Selon toujours le Groupe de la banque mondiale, le pays de Mwezi Gisabo a enregistré une forte expansion des effectifs qui ont triplé entre 2003 et 2013. Néanmoins, il signale que le taux net de scolarisation demeure faible (25,1%) et le taux de réussite aux examens nationaux se situe à moins de 50%. Il reste donc du chemin à faire pour augmenter le taux d’accès à l’enseignement.

Une étude du Réseau des organisations des jeunes en action (REJA) menée en 2016 montre des disparités liées à la formation au Burundi. Elle montre que le chômage touche 10,7% des actifs qui ne sont pas allés à l’école, 13,7% de ceux ayant fréquenté le primaire, 18,9% de ceux qui ont le niveau du secondaire général, et enfin 12% des actifs ayant suivi un enseignement supérieur.

 

Lire aussi : Et si la jeunesse était cette clé manquante pour déverrouiller la porte de la croissance économique ?

 

Le constat est que plus un sujet à un niveau instructif élevé, plus il est éligible à trouver un emploi. Or, le Burundi se retrouve avec un enseignement primaire plus fréquenté que l’enseignement secondaire et universitaire. Dans cette configuration, il est difficile d’envisager une croissance économique de par l’éducation ; sans une main d’œuvre qualifiée.

 

Un chercheur propose des solutions

Honoré AHISHAKIYE (IDEC), dans son étude « Impact de l’éducation sur la croissance économique au Burundi » suggère des solutions qui tiennent sur les résultats trouvés dans son étude. Il propose que des efforts soient engagés dans le financement de l’éducation secondaire et universitaire si non les secteurs secondaires et tertiaires resteront sous-développés étant donné que leur promotion dépend des formations au niveaux secondaire et supérieure.
Il renchérit « Le Burundi ne peut réaliser un progrès significatif vers l’enseignement pour tous sans un puissant système d’éducation secondaire et supérieur pour supporter la formation des enseignants qualifiés en quantité suffisante ».

 

L’investissement dans l’éducation supérieure devrait être une priorité pour entraîner le relèvement des deux autres niveaux de formation d’autant plus que le stock de travailleurs qualifiés est très faible.

Signalons que selon la banque mondiale, la durée moyenne de la scolarité qui était de deux ans en Afrique dans les années 1990 ; est désormais supérieure à cinq ans. À l’échelle de la planète, elle devrait atteindre 10 ans d’ici 2050.

Pour un développement économique durable, des efforts sont à consentir pour faciliter l’accès à l’éducation dans tous les niveaux d’enseignement car comme l’affirmait Platon, « Un homme qui néglige l’éducation traverse la vie d’un pas chancelant ».

 

https://blogs.worldbank.org/fr/voices/le-role-crucial-de-l-education-dans-le-developpement-economique
https://www.globalpartnership.org/fr/country/burundi

Janvier CISHAHAYO

Comments

comments