L’économie du sport au Burundi, c’est possible

L’économie du sport au Burundi, c’est possible

Les représentants de Sport Business Burundi et Musongati FC signant le contrat.©DR

Jeudi  04 mai 2017 a eu signature de contrat entre le club Musongati Fc et l’entreprise Sport Business Burundi. Désormais il y aura production et commercialisation des produits dérivés de Musongati, le club du centre du pays.

Cette signature marque un pas important dans le paysage du football burundais. L’entente entre ces deux parties représentées par Honorable Denis Karera pour Musongati et Diègue Nifasha pour Sport Business Burundi vient montrer que les clubs burundais peuvent  toujours tirer des revenus sous une autre manière à part la vente de billets.

Par la signature de ce contrat, Musongati FC a donné une licence à l’entreprise  Sport Business Burundi d’exploiter ses couleurs à travers les produits dérivés du club.

Le choix de Musongati ?

Le championnat national de football compte 16 clubs. Il y a lieu de se demander pourquoi le choix de Musongati FC. Selon Diègue Nifasha, patron de Sport Business Burundi, ils ont approché plusieurs clubs, Musongati est juste  le premier club avec qui ils concrétisent le projet.

Contrairement à ceux  qui ne croient pas tellement en l’économie du sport au Burundi, M. Diègue Nifasha quant à lui a une autre lecture toute différente :«La masse populaire aime le sport, c’est une évidence, et c’est la base pour développer l’économie du sport. Les clubs doivent rentabiliser leur popularité, c’est dans ce sens que nous essayons de les épauler», précise-t-il.

«Le pentagone de l’économie du sport»

Pour que le sport s’industrialise, Diègue Nifasha parle d’une structure qui doit opérer en synergie qu’il appelle pentagone de l’économie du sport. «Il y a un circuit que j’appelle le pentagone de l’économie du sport qui doit  exister et fonctionner pour que nos clubs espèrent  des revenus en dehors de la billetterie et de la poche des présidents des clubs qui semblent supporter tout le poids», mentionne-t-il.

Ce pentagone, continue-t-il,  est constitué de 5 entités à savoir les clubs, la fédération (autorité de gestion de la discipline concernée), les entreprises, les médias, et le public. Selon cet entrepreneur, si ce pentagone collabore sans doute que l’économie du sport au Burundi peut évoluer d’une façon spectaculaire.

Au Burundi l’économie du sport tarde toujours à se lancer. Souvent les clubs sont supportés presque à 100 pourcent par un seul individu d’où la dégringolade surprenant  de certains clubs, une fois que la personne se désiste. Dans les pays limitrophes comme la Tanzanie, la RDC, même au Rwanda, les clubs sont construits autour de vastes communautés de supporters.

Ainsi à titre d’exemple, le club tanzanien Simba SC  comptait en 2016 une dizaine de millions de fans enregistrés à travers tout le pays. Je vous laisse imaginer la suite.

Armand NISABWE

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