L’EATP milite pour un espace aérien ouvert et commun dans l’EAC

L’EATP milite pour un espace aérien ouvert et commun dans l’EAC

L’EATP milite pour un espace aérien ouvert et commun dans l’EAC

L’EAST AFRICA TOURISM PLATFORM (EATP) réuni en son sein les offices de tourisme des états de la Communauté Est-Africaine(EAC). Vu l’état actuel de l’aviation dans la sous-région et considérant l’étroite relation que cette dernière entretient avec le tourisme, elle s’est donnée la mission de militer pour la création d’un espace aérien ouvert et commun au sein de l’EAC.

 

L’état actuel de l’aviation au sein de l’EAC ne permet pas toujours au tourisme sous régional de totalement se développer et entièrement s’épanouir. Plusieurs contraintes techniques, économiques, administratives ou fiscales empêchent le développement du tourisme dans certains pays et par ricochet dans la région Est-Africaine.

 

Dans un document publié récemment et intitulé « Open skies within East AfricanCommunity (EAC) », l’EATP dresse une liste, par pays, des différentes contraintes et difficultés qui bloquent l’épanouissement de l’industrie touristique dans la sous-région.

 

La première de ces contraintes est la faiblesse des fréquences de vols et le coût élevé des billets d’avion. On citera également la rareté de lignes intérieures dans les pays, le manque de liaison directe entre certains pays, les itinéraires internationaux souvent desservi par des opérateurs étrangers à cause du manque d’opérateurs locaux pour certains  pays, la non-compétitivité ou la non-concurrence. A cela s’ajoute les restrictions administratives, les contraintes fiscales. Toutes ces contraintes paralysent le tourisme Est-Africain en réduisant la compétitivité des destinations touristiques dans la région.

 

A cette difficulté, l’EATP estime que la création d’un espace aérien ouvert et commun à tous les pays de la sous-région permettra de donner de nouvelles couleurs au tourisme et attirerait beaucoup de touristes mais aussi des hommes d’affaires.

 

Dans ses recommandations, l’EATP préconise d’arrêter avec le protectionnisme des états et d’opter pour « La libéralisation de l’aviation », qui selon elle serait un pas vers la bonne voie.Elle affirme que la libéralisation permettrait d’améliorer les échanges entre les pays, d’augmenter le trafic touristique, de stimuler l’emploi, de stimuler la qualité du service offert par les transporteurs et d’accroître la compétitivité économique générale de l’EAC.

 

Selon l’EATP, la libéralisation permettra la baisse des tarifs aériens, l’augmentation du nombre de passagers, ce qui assurera la survie des entreprises plutôt que compter sur le renflouement du gouvernement pour se tenir à flot. Elle soutient qu’il est nécessaire de laisser les accords bilatéraux et passer un accord multilatéral global pour toute la sous-région.

 

L’EATP mets constamment la pression sur les membres de l’Assemblée législative de l’EAC pour que ceux-ci soutiennent une politique d’espace aérien ouvert. Et avec toutes ses stratégies mis en place et appliqués, le tourisme de la sous-région pourra être plus  productif et plus compétitif.

 

Moïse MAZYAMBO

 

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