Le virus de Marburg, similaire au virus Ebola refait surface en Ouganda

Le virus de Marburg, similaire au virus Ebola refait surface en Ouganda

Photo d’illustration: Vu au microscope, le virus de Marburg ©DR

C’est à l’est de l’Ouganda, près de la frontière avec le Kenya que deux personnes ont succombé après avoir contracté la fièvre hémorragique de Marburg. Ce n’est pas la première fois que le virus Marburg se manifeste en Ouganda. En octobre 2012, une épidémie de fièvre à virus de Marburg avait fait 15 morts sur 26 cas confirmés. La vigilance se veut à son rendez-vous.

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Les origines du virus Marburg

Cette infection fut décrite en 1967 pour la première fois en Allemagne et en Yougoslavie chez des chercheurs de laboratoires tombés malades alors qu’ils produisaient des vaccins à partir des cellules rénales prélevées sur des singes verts. Parmi ces singes africains importés d’Ouganda, deux ou trois étaient porteurs du virus de Marburg, probablement en période d’incubation. Peu après leur arrivée, la contagion s’étendit et plusieurs primates moururent d’une grave hémorragie.

Des cas semblables furent rapportés simultanément à Francfort et en Yougoslavie, et dans des laboratoires où l’on avait également reçu des singes qui provenaient tous d’Ouganda. Trente-et-un laborantins du laboratoire Behring de Marburg furent atteints et sept en moururent.

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Réapparition du virus de Marburg

C’est lors d’une conférence de presse tenue par le ministère de la santé que la réapparition du virus a été confirmée. Les échantillons de sang prélevés sur les deux défunts avant leurs décès se sont révélés positifs au Marburg.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le virus de Marburg est de la même famille que celui d’Ebola. Transmis par contact avec les liquides corporels (sang, selles, urine, salive, vomissures, sperme…) d’une personne contaminée, le virus de Marburg est caractérisé par une forte fièvre, suivie de diarrhée, de vomissements et une hémorragie sévère.

S’il n’existe pas de vaccin ni de traitement spécifique, il faut être sur ses gardes. Surtout en ces périodes de fin d’années où l’on observe un nombre remarquable de voyages.

Miranda AKIM’

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