Le regard des gens, devrions-nous vraiment en tenir compte ?

Le regard des gens, devrions-nous  vraiment en tenir compte ?

« Se moquent-ils de moi ? », « Que vont-ils penser de moi en me voyant ? », « Suis-je bien habillé ou pas ?», «Je n’ai pas réussi, pour eux, c’est sûr je suis une ratée» et tant d’autres questionnements que le regard des autres nous inflige. Dans cet article, l’avis de Mme Annick*-psychologue- sera notre guide. Selon elle, le poids du regard des autres est pesant et peut avoir de grandes conséquences sur une personne et ce pendant toute sa vie.
Encore très petit, on ne peut pas décerner le mal du bien. C’est la famille, premier agent socialisateur, qui va nous indiquer quel chemin prendre. Et c’est là où tout commence…

Le regard d’un parent pourrait nous poursuivre

Le premier regard auquel on fera face dans notre vie, c’est généralement celui de nos parents. Selon Annick, un enfant de trois ans peut déjà interpréter le regard de son père ou de sa mère.
Prenons deux sortes de regard : un regard qui réprimande et un autre qui encourage. Partons de deux simples exemples plus concrets : une petite fille, décide de coiffer ses cheveux. Quand elle montre sa coiffure à sa mère, celle-ci est joyeuse. Cela va pousser la petite à avoir un certain estime de soi car elle sent qu’elle a pu faire quelque chose de bien et par elle-même.
Dans le deuxième exemple, un petit garçon rentre de l’école avec les résultats du trimestre. Il a eu 83%. Son père regarde la copie et ne dit rien. Aucun signe de joie chez lui ni de réaction, l’enfant a été appelé parmi les premiers mais le regard de son père met en doute ses capacités. Il se dit donc que ses résultats étaient loin d’être bons. Il perd la confiance qu’il avait en lui.
Selon la psychologue, ces deux regards pourraient poursuivre ces enfants. En grandissant, la fille qui aura cultivé l’estime de soi en elle dès le bas âge pourrait facilement faire face au regard des gens et le dévier quand elle sentira qu’il la met mal à l’aise.
Par contre, le petit garçon qui s’est toujours senti faible ou incapable de satisfaire les attentes que les autres avaient envers lui, pourrait avoir tendance à fuir ou avoir peur des regards de la société. Il aurait toujours l’impression de ne pas être à la hauteur. D’où les conséquences comme le fait de ne pas trouver sa place dans la société, ne pas pouvoir influencer positivement sa société, avoir des troubles de comportements : le stress, les frustrations, ne pas avoir confiance en soi, le complexe d’infériorité et voir du mal partout envers lui.

De l’enfance à la maturité, la vie c’est comme le théâtre

Eh oui ! Selon la psychologue, on vit comme sur une scène de théâtre. Le seul moyen de mieux s’en sortir, c’est de savoir quel est ton rôle. Effectivement, selon elle, chacun doit pouvoir décerner quelle est sa place dans la société et quel rôle il doit y jouer.
Après, entre ce que proposent la société et les connaissances acquises avec la maturité, chacun doit pouvoir trouver un équilibre dans ce qu’il fait. Selon Annick, le regard des gens, peut rejeter ce que tu poses comme comportement. Toutefois, ces mêmes personnes changeront d’avis sur toi quand ils auront vu que les fruits de tes actes leur sont aussi bénéfiques. En ayant le courage de suivre ses idées, l’homme peut se tromper. La psychologue rassure, « pour réussir, l’échec est normal ».
Pour Annick, c’est grâce à une révolution positive que le monde évolue. Le regard des gens ne devrait donc pas être un fardeau.
*La psychologue a voulu rester dans l’anonymat

Huguette IZOBIMPA

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