Le jour qui a marqué un tournant décisif dans la carrière de Lydia Nsekera

Le jour qui a marqué un tournant décisif dans la carrière de Lydia Nsekera

Photo d’illustration: Lydia Nsekera.©DR

Elle n’est plus à présenter. Lydia Nsekera a été la  présidente de la Fédération de Football du Burundi de 2004 à 2009 et de 2009 à 2013.Elle est aussi la première femme à être élue membre du comité exécutif de la FIFA. Si aujourd’hui, elle est dans les hautes cimes du sport au niveau planétaire, tout serait parti d’un geste.

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Lydia Nsekera a commencé à se familiariser avec le football dans un cadre familial. Son père, président de  Burundi Sport Dynamic avait à rencontrer ses joueurs, certains passant même la nuit chez eux. Plus tard, la passion de Lydia Nsekera est allée dans le sens croissant. «Rien ne pouvait me faire rater un match de mondial à la télé» se rappelle-t-elle.

Son mari, voyant sa passion envers ce sport roi, lui propose de lui acheter un club. Ce qu’elle a décliné. 5 ans plus tard, il la fait intégrer dans la fédération où elle commence en tant que Vice-présidente de la commission de football féminin. Armée de sa passion, Lydia Nsekera organise avec succès pour la toute première fois au Burundi une compétition de football féminin.

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«Je n’ai jamais voulu devenir présidente de la FFB»

En 2001, convaincu par son assiduité, Aimé Moses Baransananiye qui venait d’être élu président de la FFB lui confie la commission des compétitions, où elle avait à organiser la 1ère et 2ème division. Son intégrité qui la marque, sera plus tard un des éléments importants qui ont fait que les gens placent leur confiance en elle.

En 2003, une crise frappe le football burundais allant au point de neutraliser cette discipline dans ce pays. Les gens se souviendront des 2 blocs : l’un pour Aimé Moses Baransananiye, l’autre constitué par Christophe Kinshasa, Léopord Gisage et leurs adeptes.

Le jour qui a marqué un tournant important dans sa carrière

La crise au sein de la FFB  faisait tellement rage qu’à un moment, le Président de la République de l’époque Domitien Ndayizeye avait convoqué les 2 parties dans une réunion qui a duré plus de 10 heures. L’ultimatum était de trouver une voie de sortie à tout prix. C’est ainsi que tard dans la nuit, le Président Ndayizeye décidera de conclure en  nommant  à la tête d’une commission chargée de préparer les élections  Aimé Moses Baransananiye comme président et Christophe Kinshasa comme Secrétaire Général. «Tous les participants de cette réunion savaient bien que c’était une peine perdue. Mais personne n’osa le dire. Après un silence d’au moins quelques minutes, j’ai levé la main pour dire à Monsieur le Président que cela n’allait pas nous faire avancer. Il a répondu en me demandant si je voulais être président, et j’ai refusé», s’est confié Lydia Nsekera à la BBC, aujourd’hui Présidente du  Comité National Olympique.

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Personne n’avait osé émettre son idée en présence du Président Ndayizeye. Les hommes reconnaitront le geste de Lydia Nsekera et lui proposeront de devenir candidat pour les élections de 2004, ce qu’elle a rejeté automatiquement. «Je n’avais jamais envisagé de devenir présidente de la FFB. Le bloc qui voulait le changement m’a proposé de postuler ma candidature pour la première fois, et quand ils sont revenus insister pour la deuxième fois, je les ai écouté» dit-elle.

Ceux qui croyaient en elle voyaient une candidate qui allait les fédérer, car elle avait fait ses preuves là où personne ne s’y attendait, notamment en la présence de son Excellence le Président Ndayizeye, dans l’organisation du championnat de la 1ère et 2ème division avec tous les dossiers tracassant de litiges en transfert de joueurs, etc.

Aujourd’hui Lydia Nsekera est présidente du Comité National Olympique du Burundi, membre du comité exécutif de la Fifa, et membre du Comité International Olympique.

Armand NISABWE

 

 

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