Le Gouvernement du Burundi : Limiter le taux de croissance démographique à 2%

Le Gouvernement du Burundi : Limiter le taux de croissance démographique à 2%

 

Atelier sur l’état des lieux de la mise en œuvre de la déclaration de politique démographique nationale et sensibilisation sur la dividende démographique au Burundi  par la deuxième vice-présidence  de la République  avec l’appui technique et financier de l’UNFPA(Fonds des Nations Unies pour la population ) du 12-14 avril à l’hôtel Belair Résidence de Bujumbura.

 

Le Gouvernement du Burundi a décidé en son cinquième pilier de sa vision à l’horizon 2025, de mettre en place une politique démographique ambitieuse afin de limiter le taux de croissance démographique à 2%. C’est dans cette optique que la deuxième vice-présidence a organisé un atelier à l’intention de tous les intervenants dans ce secteur pour évaluer l’état des lieux de cette politique.

 

Les intervenants clés sont en provenance du ministère de l’intérieur, de la santé publique et de la lutte contre le Sida et ceux du ministère de l’éducation. Ces derniers ont présenté les différentes réalisations, les difficultés rencontrées et les défis par rapport  à cette politique démographique nationale.

 

Mbonabuca qui a représenté le ministère de l’intérieur a fait savoir que le recensement général de l’habitat et de la population de 2008 a montré que la densité de la population burundaise est très élevée. Ce même recensement a montré l’extrême jeunesse de la population burundaise .Selon toujours le recensement de 2008 la fécondité s’élève de 6,4 enfants par femme. Enfin le recensement général de l’habitat et de la population de 2008 montre que 153 enfants n’ont pas la chance de fêter leur premier anniversaire.

 

Pour diminuer cette forte croissance démographique selon Terence Mbonabuca, le gouvernement s’est fixé comme mission d’augmenter l’âge pour le mariage chez les filles et promouvoir une stratégie d’éducation et d’information.

 

Dr Juma Ndereyimana qui a représenté le ministère de la santé a indiqué que le ministère de la santé a déjà mis en place depuis 1999 un programme national pour la santé reproductive(PNSR).La vision 2025 au niveau du ministère de la santé est de baisser la croissance démographique de 2,4% à 2%.Pour réussir, le ministère de la santé compte améliorer le planning familial via la sensibilisation ,le counseling et le dialogue avec les représentants des confessions religieuses car ces derniers ont un grand rôle à jouer en ce qui est de la réduction de la croissance démographique.

 

Selon Dr Juma toujours ,des défis sont à relever, entre autres la forte résistance et les barrières socioculturelles qui font que les parents ne parlent pas avec leurs enfants de sujets en rapport avec la sexualité.

 

M.Anatole qui a représenté le ministère de l’éducation se félicite déjà du pas franchi par son ministère en ce qui est des infrastructures mais le problème reste celui d’un effectif élevé des élèves dans la même classe.

 

Les différents intervenants apprécient le pas déjà franchi même si des défis ne manquent pas. Des efforts significatifs restent à être fournis.

 

Alexandre NDAYISHIMIYE

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