Le festival du théâtre, « Buja sans tabou» se termine

Le festival du théâtre, « Buja sans tabou» se termine

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Bujumbura, la capitale du Burundi sétait transformée en métropole du théâtre sous régional. Durant 4 jours, le public intéressé a eu droit aux différentes représentations dart dramatique, parfois engagé, ou quelques fois comique. Dans cette tribune offerte par la troupe Lampyre, le tabou navait pas de place. Lindicible a été abordé sur la scène, mais toujours sous une forme artistique. Dans cette manifestation culturelle 1ère édition, on aura vu la participation du Théâtre de poche de Bruxelles, lAmizero Dance company, les comedy Knights du Rwanda, le Tarmac des auteurs de Kinshasa, la troupe Pili-Pili, la troupe Lampyre, Kigingi, et Lion Story de Bujumbura.

Le lancement officiel du festival

Nous sommes le 06 février dans les enceintes de lInstitut Français du Burundi (IFB, ex CCF). Il est 18h, et les gens commencent à se masser près de la salle du spectacle. Après un instant, on leur fait signe dentrer, cest gratuit. Les gens viennent à grand pas, et sinstallent. Mais en attendant louverture officielle, les amoureux des planches caressent leurs oreilles par une musique qui leur est proposée. Le technicien balance la musique de lincontournable Koffi Olomide. On se croirait à Kinshasa. Burundais et expatriés sont tous là, ils attendent que le spectacle commence.
Pas besoin dêtre à Bwiza, ou Kamenge pour écouter une sélection de musique congolaise. Eh oui, même à lIFB on la joue. Si on se laisse emporter par la guitare solo de ces mélodies, il serait facile doublier dans quel pays on est. Néanmoins, vu ses jolis visages, éclairés par un sourire, on se rappelle quon est chez Princesse KAMATARI. A 18h 48, Freddy Sabimbona apparait sur scène. Dans son mot dallocution, il fait savoir que la troupe Lampyre est fier de présenter le festival sans précédent «Buja sans tabou». Il a aussi profité de loccasion, pour remercier les sponsors officiels de lévénement.

Laissons la place aux acteurs

Après l’ouverture solennelle, 3 minutes plus tard, soit à 18h 51, le chanteur Platini dit King Plata fait son apparition. Il se présente et précise fièrement quil est albinos. Le décor était planté. La compagnie du Théâtre de Poche de Bruxelles et le groupe Taccems de Kisangani, évoque dans cette pièce écrite par Caya Makhélé le quotidien et la monstruosité que vivent les personnes albinos. Ce sera 52 minutes démotion vive et rire aussi. Le tabou sera brisé en rendant hommage à ces êtres qui subissent les actes dinhumanité. King Plata, lartiste albinos du pays, a interpréter pendant le déroulement de la pièce ses titres. Cest par cette phrase « Cest la différence qui est jolie », dite par Salif Keita la légende de la musique africaine, lui aussi albinos, que la première pièce sera clôturée. Cétait un moment étreignant, chargé démotion communicative.

Au programme, venait en 2ème lieu la pièce titrée « Edition spéciale » de Patrice FAYE. Les acteurs de la troupe Pili- Pili ont su interpréter avec talent la question de la liberté dexpression à travers celle du couple et des medias. Depuis, les différentes pièces de théâtres ont été présentées de 15h à 16h 30 au centre jeunes Kamenge, et de 18 à 21h à lIFB. Quant au BujArt un endroit privé, connu pour organiser des soirées où le rire est à lhonneur, le lieu a accueilli la soirée MDR (mort de rire), animés par le roi du rire Kigingi, et les Rwandais du Comedy Knights. Le tout a été clôturé en beauté par le band Lion story au SABEMELI, au rythme du reggae.
Armand NISABWE

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