Le célibat géographique : une réalité qui fait mal

Le globe terrestre (www.akeza.net)

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La société exige le conformisme social, néanmoins, nous assistons, de nos jours à de nouveaux phénomènes parfois étranges et bien d’autres qui sous différentes formes, peuvent attirer notre attention. Le célibat géographique en est le cas aujourd’hui. Se marier samedi pour se séparer lundi c’est une réalité à laquelle nous assistons de près ou de loin. Celui-ci doit retourner à son travail ailleurs, celle-là s’en va poursuivre ses études. Ils se séparent.

 

Marianne est une étudiante à l’une des universités privées de Bujumbura. Son mari est à Makamba où il travaille dans une ONG. «Nous nous sommes mariés il y a une année mais je peux vous dire franchement qu’on se voit rarement que durant les fiançailles. Durant cette période, il devait descendre  chaque week-end mais actuellement je n’ai droit qu’à une seule visite par mois », se plaint-elle.

 

Roger s’est marié avec une fille qui poursuit ses études en France. Il nous confie׃

«Je ne sais vraiment quoi dire de notre mariage, ma femme est partie juste deux semaines après. Je croyais qu’il allait être facile de la rejoindre mais les chances s’amenuisent.»

 

La vie n’est pas facile pour les couples qui vivent dans de pareilles situations. Et certainement les conséquences ne manquent pas, l’économie familiale en pâtit car les deux sont obligés de louer  deux maisons, embaucher les domestiques, se nourrir mais également se payer  le ticket pour rejoindre son partenaire.  Dans certains cas il survient un problème d’infidélité. L’affection n’est pas aussi grande que lorsqu’ils vivent sous le même toit, s’ils ont des enfants, ces derniers grandissent tout en éprouvant un manque d’affections de l’un ou l’autre parent.

Emelyne NIBOGORA

 

 

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