L’assurance au Burundi : Un marché encore étroit mais en progression

L’assurance au Burundi : Un marché encore étroit mais en progression

Photo de la compagnie d’assurance EGIC NV ©Akeza.net

Composé de huit compagnies d’assurance, le marché burundais de l’assurance est encore étroit.Sur les 5 dernières années, le chiffre d’affaires total réalisé par les compagnies d’assurance burundaises n’a cessé de croître, passant de 28 milliards de Fbu en 2012, à 37 milliards de Fbu, en 2016, représentant, en moyenne, un faible taux de pénétration de 0,84%.

Essentiellement composé des compagnies et d’intermédiaires d’assurance, la taille du marché burundais de l’assurance est encore étroite – comparée aux autres pays membres de l’East African Community. Il est composé de huit compagnies d’assurances regroupées au sein de l’ASSUR, “Association des Assureurs du Burundi”.

Selon le Code des assurances au Burundi, ces compagnies sont autorisées à exercer deux types d’assurance : l’assurance “Vie” (assurance de personnes : pension, décès, etc.) et l’assurance “Non Vie” (assurance de biens ou de responsabilité : incendie, accidents et risques divers). Toutefois, celles qui désirent pratiquer ces opérations mixtes, sont tenues de se scinder en deux compagnies distinctes.

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Le tableau ci-après montre les différentes sociétés d’assurances établies au Burundi selon leur secteur d’activités et leur date d’entrée sur le marché :

Compagnies d’assurance burundaises

Compagnies d’assurance Secteur d’activités Date d’entrée sur le marché
SOCABU Vie et Non vie 1977
UCAR Vie et Non vie 1986
BICOR Vie et Non vie 1991
SOGEAR Non vie 1992
SOCAR Vie et Non vie 1999
JUBILEE Vie et Non vie 2010
EGIC NV Non vie 2016
BIC Vie et Non vie 2017

Source :Agence de régulation et de contrôle des assurances, 2018

Ainsi, de ce tableau, on peut remarquer que, sur le marché burundais de l’assurance, six sociétés pratiquent en même temps les opérations d’assurance “Vie” et “Non Vie” à savoir SOCABU, UCAR, BICOR, SOCAR, JUBILEE et BIC.Les deux autres, SOGEAR et EGIC NV pratiquent uniquement les opérations d’assurance “Non Vie”.

Ces sociétés d’assurance permettent, aux particuliers ou aux entreprises, de se prémunir contre certains risques. L’assuré, le client, transfert ses risques assurables, en payant une prime d’assurance,à l’assureur, la compagnie d’assurance, qui, en revanche, doit les gérer efficacement afin d’éviter d’éventuels scénarios catastrophiques qui pourraient mettre en péril la situation financière du client.

En ce qui concerne les intermédiaires d’assurance, ils se répartissent entre courtiers d’assurance, agents généraux et mandataires non-salariés. Selon la loi en vigueur, les agents généraux et les mandataires non-salariés représentent les compagnies d’assurances tandis que les courtiers représentent les assurés. Le faible taux de pénétration  peut s’expliquer par différentes raisons comme le nombre réduit des acteurs du marché, la faiblesse des revenus et des produits d’assurance non adaptés aux réalités de la vie quotidienne de la grande majorité de la population.

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Cependant, malgré un taux de pénétration encore bas, certains arguments, tels que l’émergence de la classe moyenne et l’entrée sur le marché burundais des compagnies régionales d’assurance (comme JUBILEE), peuvent grandement contribuer dans le développement de ce secteur. Mais tout cela nécessite la pérennité de certains facteurs notamment la stabilité du pays, la hausse du pouvoir d’achat de la population et une bonne réglementation du secteur.

 

Blaise NKURIYINGOMA

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