L’ANSS plaide pour l’accès aux soins préventifs de qualité chez les groupes vulnérable

L’ANSS plaide pour  l’accès aux soins préventifs de qualité chez les groupes vulnérable

Vue partielle des journalistes participant dans l’atelier

Dans le cadre du projet‘’ Droits Humains’ ’l’Association Nationale de Soutien aux Séropositifs et Malades du Sida(ANSS) a tenu ce jeudi, à l’Hôtel Dolce Vita, un atelier de sensibilisation et d’information des acteurs des médias burundais sur les liens unissant les Droits Humains et la lutte contre le VIH/Sida. L’objectif est de plaider pour que les groupes vulnérables aient accès à l’information et aux soins préventifs de qualité.

 

«L’Afrique subsaharienne et les Caraïbes constituent les régions les plus touchées par l’épidémie de VIH/Sida. Elles regroupent plus de 70% des personnes séropositives dans le monde. Les groupes extrêmement vulnérables à ce fléau en l’occurrence, les professionnel(les) du sexe(PS), les Hommes ayant des relations sexuelles  avec les Hommes(HSH),les utilisateurs de Drogues Injectables(UDI) présentent des taux de prévalence plus élevés et constituent les principaux foyers de propagation de l’épidémie» a déclaré Léonard Nkeshimana,le chargé de Missions de plaidoyer pour les Droits Humains à l’ANSS, au cours d’un atelier.

C’est dans cette perspective que l’ANSS à travers le projet Droits Humains opérant dans plusieurs pays d’Afrique et Caraïbe , vise à sensibiliser  les acteurs des médias sur les liens unissant le VIH/Sida et les droits des populations clés afin d’affronter l’exclusion de ces groupes en diffusant une information neutre et objective basée sur des arguments scientifiques et de Santé publique.

 

Léonard Nkeshimana ANSS

Léonard Nkeshimana,le chargé de Missions de plaidoyer pour les Droits Humains à l’ANSS

M.Nkeshimana indique que ces prévalences élevées s’expliquent en grande partie par le fait que ces groupes ont un accès tardifs et très faible à la prévention, au dépistage et aux soins. Il informe que si ces groupes sont encore discriminés et qu’ils se cantonnent dans des milieux marginaux, le risque d’infection par le VIH/Sida est très élevé.

A cela,M.Nkeshimana  fait savoir que l’ANSS via son projet Droits Humains est en train de faire le plaidoyer auprès de tous les intervenants clés pour que  ces groupes vulnérables soient protégés car le gouvernement burundais reconnait déjà leur existence.

Il précise également que les politiques répressives et les pratiques discriminatoires poussent  ces populations vulnérables à la clandestinité et les cantonnent dans des milieux marginaux où le risque d’infection par le VIH est très élevé, ce qui rend, selon M.Nkeshimana, ardue le travail  d’enrayer définitivement l’épidémie du VIH sans intégrer complètement ces groupes dans les politiques et dispositifs de lutte contre le Sida.

 

Et de souligner que les médias sont indispensable  dans la réussite de ce projet car ces derniers constituent l’un des moyens par excellence d’influence de l’opinion publique.Avant d’ajouter que l’attitude des médias face à ce groupe constitue  un élément moteur pour le respect ou la violation des droits de ces groupes et par conséquent détermine largement l’accès ou le non accès aux soins et à l’information préventive pour ces groupes.

 

Il conclut que tous les intervenants dans ce domaine devraient pouvoir mettre  en place des stratégies répondant aux réalités du moment car l’existence de ces groupes n’est plus à douter au Burundi.

 

Signalons que l’objectif fixé par l’ONU Sida est la contamination zéro du VIH/Sida .Si on ne parvient pas à intégrer ces groupes afin qu’ils aient l’accès à l’information et aux soins préventifs de qualité, cet objectif sera difficilement atteint.

 

Alexandre NDAYISHIMIYE

 

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