Lancement officiel du Kung Fu à Bujumbura

 Lancement officiel du Kung Fu à Bujumbura (www.akeza.net)

Lancement officiel du Kung Fu à Bujumbura (www.akeza.net)

Parmi les arts martiaux pratiqués au Burundi, vous pouvez d’ores et déjà compter le Kung Fu , un jeu fou démontré par plusieurs acrobaties. Eh oui, le Kung Fu n’est pas réservé aux moines chinois dit « les shaolins », même les petits fils de Ntare Rugamba s’y mettent petit à petit. C’est après 5 ans de clandestinité, qu’a eu lieu samedi dernier, le lancement officiel de cette discipline, au terrain du département des sports. Différentes dignitaires, y compris l’ambassadeur de la Chine au Burundi, M. Yu avaient pris part à ces cérémonies.

 

Les activités de ce jour, ont été organisées par un club de jeunes burundais « Club Wushu Bujumbura », le pionnier des autres clubs dans ce domaine. Environ 50 jeunes étaient là, pour présenter au public une belle démonstration, articulée par des gestes acrobatiques. En somme, c’était un spectacle hors pair.

 

L’introduction de l’art du Kung Fu au Burundi

 

Tout débute en 2008, quand Yves Ntirenganya, jeune burundais, rentre du Rwanda. Il avait fait connaissance avec cette discipline dans ce pays. Avec son retour au bercail, épris déjà de ce domaine, il cherche sans succès un endroit où se pratique ce sport. C’est ainsi qu’il décide timidement de former d’autres jeunes. Très vite, ils adhèrent à une grande allure dans son club, qu’il décidera d’appeler Club Wushu Bujumbura. Dans le manque d’endroit propice pour pratiquer à l’aise ce sport (c’est mieux de pratiquer le Kung Fu en salle, ou dans un lieu isolé), ils s’en ferment les yeux et le font parfois sur terrain. Certains les considèrent comme des fous joyeux. Aujourd’ hui, ils sont au nombre de 400 pratiquants. Ils ont été reconnus légalement le 9 Août dernier.

 

Satisfaction de tous les cotés

 

Le Kung Fu dans son vocable populaire, ou le wushu, le nom utilisé au niveau international, est d’ abord un jeu destiné à l’autodéfense. Loin de ce que pourraient penser certains, avec le Kung Fu, on fait la paix, et on entretient le corps par des exercices physiques. Apprendre le Wushu et le pratiquer, c’est en quelques sortes assimiler une philosophie de paix et de non-violence.

 

Son Excellence l’ambassadeur de la Chine au Burundi M. Yu a manifesté sa joie, durant le lancement. « Comme vous le savez tous, le Wushu en chinois, c’est-à-dire arts martiaux en français, ou Kung-fu en terme mondialement connu. Il constitue un des fleurons de la culture traditionnelle chinoise, qui remonte à plus de deux mille ans. Il a été pratiqué par des millions de gens à travers toute la Chine et reconnu dans le reste du monde comme une catégorie de sport compétitif, par le Comité international olympique en 2002. Je suis confiant que même si le Burundi n’en fait pas encore partie, avec l’ouverture officielle des activités du Club Wushu Bujumbura, et avec la création de la fédération nationale burundaise de Wushu, à l’avenir le Burundi deviendra aussi membre de la fédération internationale de Wushu, d’ailleurs qui organise tous les deux ans la compétition internationale de Wushu», a-t-il dit dans son discours.

 

Yves Ntirenganya, le représentant légal du club, nous a fait savoir qu’ils sont satisfaits qu’enfin cette discipline soit reconnue au pays. Ils comptent mettre en place une équipe nationale et une fédération de Wushu. Il a également profité de l’occasion, pour lancer un appel vibrant à l’ égard du gouvernement et de l’ambassade de la Chine au Burundi, pour les aider à avoir des infrastructures, favorables à la pratique de ce sport.

 

Notez que la Fédération internationale Wushu a vu le jour en octobre 1999 à Beijing. Jusqu’en 2012, cette fédération regroupait 144 pays à travers le monde, dont 31 pays africains.

 

Armand NISABWE

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