La prise en charge psychosociale et la santé mentale, une affaire qui nous concerne tous

La prise en charge psychosociale et la santé mentale, une affaire qui nous concerne tous

Mme NIKOKEZA, Coordinatrice Nationale de la PPSM ©Akeza.net

Promouvoir la prise en charge psychosociale et la santé mentale est l’une des missions que s’est donnée la Plateforme des Intervenants en Psychosocial et en Santé Mentale (PPSM). C’est dans ce but qu’elle a organisé un atelier d’échange ce vendredi 16 novembre 2018 au restaurant Chez André. Cet atelier avait réuni des professeurs d’universités, des agents de la presse, des représentants d’entreprises, des représentants des associations locales, des enseignants et des représentants des associations membre de la PPSM.

Le but de cet atelier était d’offrir un espace d’échange entre les acteurs intervenant dans le domaine de la prise en charge psychosociale et la santé mentale et les acteurs du domaine du développement notamment les entreprises mais également les média, pour éveiller la prise de conscience active chez les organisations des jeunes et les entrepreneurs sur leur rôle dans la prévention des maladies mentales et leur contribution dans la prise en charge psychosociale en milieu du travail et dans la communauté burundaise en général.

Au cours de cet atelier d’échange, les intervenants dans le domaine psychosocial et la santé mentale ont chacun exposé aux invités sur leurs réalisations dans ce domaine. Différents stands étaient placés et les invités ont pu visiter chacun afin d’échanger sur le sujet. Les invités ont également suivi la projection d’un film documentaire sur le travail de la PPSM dans le domaine de la prise en charge psychosociale et de la santé mentale. Un travail qui non seulement se fait avec les psychologues mais également avec le secteur de l’éducation à travers des écoles et les communautés locales.

 

La PPSM en tant qu’organisation de soutien et d’accompagnement articule ses activités autour de 6 axes stratégiques notamment : le plaidoyer, la communication et la mobilisation des ressources ; la coordination et la collaboration entre les différents intervenants ; le renforcement des capacités ; l’accompagnement et la réinsertion économique ; le riposte aux urgences ainsi que la recherche/action.

Ce travail ne saurait être efficace sans la participation de tous les acteurs de la société aussi bien privé qu’institutionnel.

« La PPSM est un collectif des organisations et par la même une synergie. Ce qui fait que les réponses sont pluridisciplinaires. Les acteurs se complètent à différents niveaux. Une organisation peut offrir un service et être complété par une autre pour que la prise en charge soit intégrée et holistique », a affirmé Mme NIKOKEZA, Coordinatrice Nationale de la PPSM.

D’où l’importance de la participation de tous dans le domaine de la prise en charge psychosociale et la santé mentale.

« Les besoins sont toujours là mais les moyens pour y répondre ne sont pas encore suffisants », a-t-elle confié.

La prise en charge psychosociale et la santé mentale est un sujet qui concerne tout le monde et c’est pour cette raison que la PPSM ne cesse de plaider pour que le sujet soit pris en considération par toutes les parties prenantes et que les messages en rapport soient largement diffusés.

« Nous sommes appelés à informer et motiver tout le monde pour que les besoins de la population en matière de prise en charge psychosociale trouve des réponses. C’est dans ce cadre d’ailleurs que nous avons organisé cet atelier. Nous voulons interpeler nos frères et nos sœurs à ne pas ignorer les gens autour d’eux, qui souffrent de problèmes divers pouvant affecter leur vécu psychosocial et leur santé mentale. Nous tenons aussi à sensibiliser les parents pour que l’éducation et la vie de leurs enfants soient saines. Aux médias, nous insistons pour que ce thème ne soit pas oublié dans leurs émissions, mais également que le gouvernement et autres décideurs prennent en compte ce domaine dans leurs programmes. », a confié Mme NIKOKEZA.

 

Moïse MAZYAMBO

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