La Prévalence des Besoins Non Satisfaits en Planification familiale diminue avec le niveau d’éducation

La Prévalence des Besoins Non Satisfaits en Planification familiale diminue avec le niveau d’éducation

 

Photo d’illustration©DR

Dans les pays en développement, une personne sur quatre est une femme en âge de procréer. Parmi ces femmes, 867 millions d’entre elles souhaitent soit éviter toute grossesse, soit espacer ou limiter les grossesses futures. Malgré cela, 222 millions n’utilisent pas de moyens de contraception modernes. Ce phénomène existe au Burundi, l’un des pays avec indicateurs démographiques alarmants. C’est du moins ce que montre l’étude sur les déterminants des besoins non satisfaits en matière de planification familiale chez les femmes en union au Burundi effectuée par Loïc Nsabimana pour l’ISTEEBU.

 

Selon cette étude, les caractéristiques individuelles montrent que la prévalence des besoins non satisfaits en matière de planification familiale(BNSPF) augmente avec l’âge mais baisse considérablement à partir de 35 ans. Elle atteint le plus haut degré entre 30 et 35 ans. La prévalence des BNSPF diminue considérablement avec le niveau d’éducation. Elle est de 43% pour les femmes sans niveau d’éducation contre 23% pour les femmes de niveau supérieur. La prévalence est aussi faible pour les femmes actives (23%).
D’après la même étude, les caractéristiques du conjoint entrent en jeu. Les BNSPF sont très élevés chez les femmes dont les conjoints ont un âge compris entre 35 et 50 ans. Tout comme pour les caractéristiques individuelles, la prévalence des BNSPF diminue considérablement avec le niveau d’instruction et est très faible pour les femmes ayant des partenaires occupés.

Quant à la décision de consultation sanitaire en ce qui est de planification familiale, nous avons un pourcentage de femme le moins élevé. Seul 39,68% des femmes peuvent décider tandis que 45,99% sont des femmes dont les décisions de consultation sanitaire sont prises par leurs conjoints, nous révèle l’étude.

 

Les derniers résultats de l’étude montrent que la prévalence des BNSPF est la plus élevée en milieu rural à 44% qu’en milieu urbain à 31% et chez les femmes pauvres à 47% que chez les femmes riches à 37%.

 

Alexandre NDAYISHIMIYE

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