La peur du néant

La peur du néant

Le plus vieil ennemi de l’espèce humaine est le néant. Il est très difficile de savoir pourquoi l’homme craint et

Une représentation du neant (www.akeza.net)

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refuse puissamment le néant, alors que la femme, du moins, à partir de la puberté l’envisage généralement avec infiniment mois d’angoisse.

Il est vrai qu’elle sait alors ce qu’est la vie : elle capable d’en faire. La matière ne l’effraie pas : son ventre en produit. Elle n’éprouve pas le besoin de lutter contre le temps : elle est le temps. Elle ne craint pas la nature : elle lui est reliée par toutes ses fibres physiques et psychologiques.

Tandis que l’homme ignore ce qu’est la vie « vivante ». il ne la connaît que par sa raison. Aucune vie visible n’est jamais sortie de lui. L’homme n’a pas un « ventre » qui le relie à la nature et à la matière vivante. Il est hanté par l’angoisse de retourner au néant d’où il vient. Il a un compte à régler avec le temps qui passe. Son existence est une course contre la montre : sa néantisation future en est l’arbitre.

Chez le male, la vie et la mort sont intimement liées. Le néant est sa peur, la plus sourdement présente, la plus animale, la plus instinctive (mais aussi la plus refoulée.Or, en lui tendant son billet d’entrée dans la vie, sa mère lui délivre totalement son billet de sortie.

Source : Pierre DACO, Comprendre les femmes, Marabout, 1978

Elodie

 

 

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