La nouvelle génération dans le Mannequinat : la relève s’appelle Kanziza Lysa Garance

La nouvelle génération dans le Mannequinat : la relève s’appelle Kanziza Lysa Garance

Kanziza Lysa Garance lors du défilé de la soirée « The Launch » ©Akeza.net

Lors de la récente ouverture officielle de la boutique de Rusita Artisans, de jeunes mannequins ont défilé pour présenter les collections des différents stylistes présents à cette soirée. De jeunes jolies demoiselles – mannequins depuis un moment ou défilant pour la première fois – qui chacune à sa manière ont su user de leur talent sur la passerelle. Alors que les anciennes dans la profession prennent leur retraite ou quittent le pays, ces demoiselles représentent d’une certaine manière l’avenir de ce métier au Burundi. Nous nous sommes intéressés à trois d’entre elles et elles ont accepté de nous parler d’elles et de ce métier qu’elles aiment tant.

 

Kanziza Lysa Garance, « plus qu’exposer, c’est aussi du marketing »

Elle n’est pas à son premier rodéo car Garance fait du mannequinat depuis 2012. Cette jeune demoiselle de 24 ans, détenteur d’un diplôme en droit, a fait ses débuts au sein de l’agence Esther. Elle qui dit avoir été en quelques sorte influencée par sa mère, qui selon ses dires est une femme très chic, a toujours été par attirée les photos, « J’ai toujours aimé les photos. Etre prise en photo. J’étais intéressée par les photos de mannequins dans les magazines, ou les émissions sur les top models et les concours de beauté ». Une attirance pour la photo qui l’a mené peu à peu vers le mannequinat. Tout part des compliments de la famille et des proches qui lui disent qu’elle avait une taille de « miss » et quand l’agence Esther l’a appelé, elle a sauté sur l’occasion.

 

Ce qu’elle pense du monde du mannequinat ? « C’est un monde qui demande d’être mure et savoir ce que l’on veut et où l’on va. Parce que c’est un métier avec beaucoup de clichés, que ce soit chez les mannequins eux même ou les gens à l’extérieur. Le gens pensent que les mannequins sont des fêtards vivant dans un monde fait de sexe et d’alcool […] faut que tu aies des valeurs et principes sinon il est facile qu’on se fasse influencer »

 

Pour Garance, le mannequinat est loin d’être un métier à temps plein. En effet, en plus des défilés sous les feux des projecteurs, c’est un agent de vente dans une entreprise de la place et fait de son mieux pour arriver à concilier son travail et sa passion. Comme elle le dit elle-même : « c’est un jeu d’équilibriste qui demande d’être lucide ». Car pour la jeune demoiselle tout dépend des objectifs que l’on s’est fixé.

 

Le mannequinat à ses yeux,  ce n’est pas seulement exposer la beauté de ce que l’on porte mais aussi du marketing. « En exposant les vêtements, bijoux et autres,  nous incitons également les gens à acheter ce que nous portons et donc nous  vendons ce que nous portons » dit-elle. Travaillant actuellement en indépendante, elle sait que sa carrière devra un jour s’arrêter et à la fin de celle-ci, elle espère pouvoir se reconvertir dans le marketing de mode, histoire de garder un pied dans la profession.

 

Voilà une jeune femme avec du talent et des ambitions. Une demoiselle qui, comme beaucoup d’autres, représente l’avenir de ce métier au Burundi. Une jeune demoiselle qui ne demande qu’une seule chose : qu’on lui donne l’occasion de briller. Alors retenez bien ce visage : vous serez certainement amené à le revoir.

 

 

Moïse MAZYAMBO

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