La Journée mondiale de la Population: Les femmes et les filles au coeur de la crise de la COVID-19

La Journée mondiale de la Population: Les femmes et les filles au coeur de la crise de la COVID-19

 

8% des adolescentes au Burundi ont déjà une vie procréative. Pour l’année scolaire 2016-2017, 2208 grossesses ont été enregistrées en milieu scolaire dont 1519 filles de l’école fondamentale et 689 en Post Fondamentale. ”, lit-on sur le site web de la UNFPA Burundi.

La paix dans le monde commence et se construit à l’intérieur de chaque foyer.” lance António Guterres, Secrétaire général des Nations Unies.

Sous le thème : “Ralentir la propagation de la COVID-19 : comment protéger la santé et les droits des femmes et des filles ”, le 11 Juillet de chaque année se célèbre la Journée mondiale de la Population. Une journée qui arrive au moment où le monde entier est secoué par la crise de la Covid-19. Ayant beaucoup de répercussions sur les individus, les communautés et l’économie mondiale, cette crise ne touche pas de la même manière les personnes et un constat a été fait à cet effet: Les femmes et les filles sont les plus touchées et elles tendent à souffrir le plus.

Bien que les efforts considérables soient fournis par les pays en termes de confinement et d’amélioration des systèmes de santé dans la lutte de la Covid-19, les services de santé sexuelle et reproductive, eux, sont un peu oubliés, ce qui augmente les violences dans les ménages et celles liées au genre. En effet, des millions de femmes et de filles dans le monde vivent dans des situations précaires, ce qui les expose à un risque accru de pauvreté.

Selon une analyse récente du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), “47 millions de femmes vivant dans des pays à revenu faible ou intermédiaire seraient dans l’impossibilité d’accéder à des moyens de contraception modernes et que 7 millions de grossesses non désirées seraient à prévoir si les mesures de confinement étaient prolongées de six mois et que les services de santé continuaient à être considérablement perturbés. ”

Sachant que la population burundaise s’élève à 11 759 805 habitants en 2018 dont 75% de celle-ci est rurale, le Burundi n’est pas épargné par ce fléau. Le pays a connu une croissance démographique ces dernières années. Les naissances n’étant pas contrôlées comme il faut, une femme burundaise met au monde 6 enfants ou plus en moyenne (2018).

En ce qui concerne les filles, 8% des adolescentes au Burundi ont déjà une vie procréative, ce qui renvoie à 2208 grossesses ayant été enregistrées en milieu scolaire dont 1519 filles de l’école fondamentale et 689 en Post Fondamentale pour l’année scolaire 2016-2017. Des chiffres alarmants qui incitent la population burundaise à réfléchir comment ce phénomène pourrait cesser surtout en cette période de la pandémie de la Covid-19.

Comme le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) l’a bien rappelé: “ L’accès aux services de santé sexuelle et reproductive est un droit; les pandémies ne font cesser ni les grossesses ni les naissances et ne justifient en aucun cas les atteintes aux droits fondamentaux. Ensemble, ralentissons la propagation de la COVID-19 et protégeons dès à présent la santé et les droits des femmes et des filles. ”

LE SAVIEZ-VOUS?

-Suite à la pandémie de Covid-19, une femme sur trois sera victime d’actes de violence physique ou sexuelle au cours de sa vie.

-À chaque période de confinement qui se prolonge de 3 mois, ce sont jusqu’à 2 millions de femmes supplémentaires qui pourraient ne pas avoir accès aux méthodes de contraception modernes.

-Il a fallu des centaines de milliers d’années pour que la population mondiale atteigne 1 milliard d’habitants, mais seulement 200 ans pour être multipliée par sept. En 2011, la population mondiale a franchi la barre des 7 milliards d’individus, et elle devrait atteindre 9 milliards d’ici à 2050.

Source: https://www.un.org/fr/observances/world-population-day

Lynne-Clérina KANYENYERI

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