La Journée Internationale des Migrants : « On est tous Migrants » !

La Journée Internationale des Migrants : « On est tous Migrants » !

L’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) célébrait ce 18 décembre 2020, la Journée Internationale des Migrants, sous le slogan “Réimaginons la mobilité humaire”. Après la projection du film « 8000 Paperclips » de Nitsan Tal, une table ronde a été animée par cinq panelistes composés de migrants étrangers et burundais (ceux qui ont vécu à l’étranger pour 10 années et plus).

 

Vijaya SOURI, Chef de Mission de l’OIM au Burundi.©Akeza.net

 

Vijaya SOURI, Chef de Mission de l’OIM au Burundi a pris la parole la première, donnant d’entrée de jeu un aperçu de la situation et de l’importance des migrants au Burundi : “Cette année, nous avons été témoins du rapprochement entre les migrants burundais et non burundais en première ligne de notre lutte contre la Covid-19, en prenant soin des malades et en travaillant au maintien des services essentiels ».

 

« Les efforts collectifs du gouvernement du Burundi, des partenaires de mise en œuvre et financiers ont joué un rôle essentiel pour assurer l’accès équitable des migrants et leur inclusion dans la programmation et les stratégies nationales non pas en tant que catégorie spéciale de personnes, mais en tant qu’amis et collègues de travail », a-t-elle poursuivi, avant de conclure : « aux côtés des Etats, nous avons tous un rôle à jouer pour faire évoluer le discours sur la migration et construire des sociétés et des sentiments communautaires plus inclusifs ».

 

M. Isidore NTIRAMPEBA, secrétaire permanent au Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération au Développement.©Akeza.net

Dans son discours, le secrétaire permanent au Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération au Développement, M. Isidore NTIRAMPEBA, a indiqué que la célébration de la Journée Internationale des Migrants est une nouvelle occasion pour le gouvernement du Burundi de remercier l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) pour son soutien au gouvernement et au peuple burundais.

 

« Avec le thème de cette année “Réimaginons la mobilité humaine”, le gouvernement du Burundi est conscient que le contexte des crises tel que la pandémie de Covid-19 a occasionné la revue de la mobilité de diverses personnes et a créé des préoccupations chez tous ceux qui ont l’habitude de faire des déplacements fréquents. Ce thème est donc plus qu’adéquat pour l’actuelle situation qui est d’être conscient des avantages de la migration », a-t-il souligné.

 

« Je tiens à remercier tous les migrants qui ont élu domicile ici au Burundi, toutes vos communautés multiculturelles contribuent de près ou de loin dans l’enrichissement de notre pays, aussi bien du point de vue social, culturel et économique », a-t-il dit pour conclure son propos.

 

L’une des images du film « 8000 Paperclips » de NitsanTal.©Akeza.net

 

C’est dans un vif calme que le public a suivi le film « 8000 Paperclips » de NitsanTal. L’histoire de ce film est un témoignage émouvant sur la puissance de la créativité pour surmonter et transformer le traumatisme d’être un réfugié.  Dans une partie du film, Raffael Lomas, un artiste israélien, se rend en Ouganda et développe des œuvres artistiques avec des enfants sud-soudanais élevés en Israël et déportés en Afrique. Ce faisant, ils forgent des liens inattendus.

 

Lors de la table ronde sur la migration, différents anciens migrants burundais  et des étrangers vivants au Burundi ont témoigné que pour vivre dans un pays étranger, il faut savoir s’adapter.

 

Martin S. Khaemba, migrant de nationalité kenyane, indique : « Je suis fier de vivre au Burundi parce que les Kenyans et les Burundais, nous partageons la même culture entant que peuples bantous ».

 

Nicole Uwimana qui a vécu plus de 10 ans en Suède a révélé comment elle a été découragée quand elle a pris la décision de retourner vivre et travailler au Burundi en 2017. Pour elle, c’est une question de choix. « L’avantage de vivre chez soi c’est que tu peux faire des pas et d’évoluer professionnellement » a-t-elle mentionné

 

Pour ceux qui aimeraient revenir et travailler au Burundi, elle conseille de bien s’informer et de bien définir ce qu’ils veulent faire au pays, en peu de mots, « avoir une vision claire ».

 

Il convient de mentionner que la célébration de la Journée Internationale des Migrants par l’Organisation Internationale de la Migration a été rehaussée par la présence de hautes personnalités comme l’Ambassadeur de France au Burundi Stéphane GRUENBERG, l’Ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne au Burundi, Dieter REINL, de représentants des organisations internationales œuvrant au Burundi et bien d’autres personnalités.

 

Melchisédeck BOSHIRWA

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