La fille, quelle place occupe-t-elle au Burundi ?

La fille, quelle place occupe-t-elle au Burundi ?

Un jeune enfant sur le banc de l’école ©DR

Elle est souvent celle qui ne vient pas en premier lorsqu’il s’agit de faire le choix de qui ira à l’école, de qui aura la possibilité de continuer les études quand le budget est limité, de qui aura ce poste gratifiant, de qui sera écouté en dépit de ses compétences. Plus qu’évident, la fille n’occupe pas la place qu’il faut.

Avec une détermination bouillonnante freinée par la société, qui lui donne plus la place aux travaux ménagers que ceux nécessitant une longue réflexion, la jeune fille ambitieuse se verra désillusionnée quand il s’agira d’être la personne qui « sauvera » la famille en allant à l’école. Son frère sera celui qui semble être l’homme de la situation.

Supposons  qu’elle a de la chance, qu’elle va à l’école, fait des études primaires et secondaires. Et les études universitaires, qu’en est-il ? « Il est temps que tu te maries, tu prends de l’âge et moi aussi, j’aimerai voir mes petits enfants avant de mourir » dit le paternel.

Sur la liste de ceux qui ne vont pas avoir le grand poste que tous ses collègues convoitent, elle vient en premier. Pourquoi ? Parce que je ne suis pas compétente, se dit-elle.  La vérité est qu’on ne croit pas en elle, non pas parce qu’elle ne le mérite pas mais juste parce qu’il y a beaucoup d’autres choses qui entrent en considération. Elle pourrait tomber enceinte, elle n’est pas si intelligente que ça, qui a dit que les hommes sont plus intelligents ?

Force est de remarquer que la seule fois où elles passent avant les hommes c’est quand on dit « Mesdames et Messieurs,… »

Comme l’a si bien dit Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU « Investir dans les filles est à la fois la bonne chose à faire et une idée intelligente. Cet investissement a un puissant effet d’entraînement dans tous les domaines du développement et ses bienfaits se répercuteront jusqu’aux générations futures. »

 

Miranda Akim’

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