La convention 159, ces normes qui faciliteront l’intégration des handicapés au marché du travail

La convention 159, ces normes qui faciliteront l’intégration des handicapés au marché du travail

Le jeudi 28 Novembre, un atelier a eu lieu dans la salle de conférence du Centre d’Encadrement Socioprofessionnel pour les jeunes Handicapés de l’UPHB (Union des Personnes Handicapées au Burundi). L’objectif était d’inviter le gouvernement à ratifier la convention 159 relative à la promotion de l’accès à l’emploi pour les personnes handicapées.

Il y a 36 ans, la convention 159 était ratifiée au niveau du BIT (Bureau International du Travail). Pour ceux qui ne la connaissent pas, la convention 159 consiste à faciliter l’insertion, l’adaptation et la réadaptation des personnes vivant avec le handicap dans le milieu professionnel. Mais, cette convention n’est pas encore ratifiée au Burundi. Selon Adelaïde NYIGINA, présidente et représentante de l’UPHB, cela constitue un frein à la promotion de l’accès à l’emploi pour les personnes handicapées au Burundi.

C’est ce que d’ailleurs semble confirmer Didace  NZAMBIMANA, assistant du ministre ayant la fonction publique dans ses attributions : « Le taux de chômage chez les jeunes est trois fois plus élevé que chez les adultes. Mais les plus touchés, ce sont les jeunes handicapés, les jeunes séropositifs, etc, selon une étude du BIT sorti en 2003. Ce qui montre que l’insertion économique des personnes handicapées reste un défi majeur. »

Déogratias MBONIMPA, directeur du département des normes au ministère de la fonction publique, du travail et de l’emploi trouve que face à ce défi, les candidatures des handicapées devraient être encouragées comme on aime le faire pour les candidatures féminines.

Alors qu’il n’y a pas de loi qui facilite l’insertion des handicapés au marché du travail, L’UPHB exhorte le gouvernement et les partenaires sociaux à enclencher le processus de ratification de la convention 159. Pour sa part, l’UPHB s’est engagé à fournir une note technique de plaidoyer aux instances habilitées.

Arthur BIZIMANA

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