« Kuri beat » : faire des arts  urbains un instrument d’évangélisation

« Kuri beat » : faire des arts  urbains un instrument d’évangélisation

Zoé Saint Régis, l’initiateur du mouvement «Kuri beat».©DR

Avec plus de 700 mentions «  J’aime » sur Facebook, « Kuri beat », un groupe réunissant de jeunes chrétiens aux talents divers s’annonce prometteur. Ils ont pour but de propager la parole de Dieu, avec des arts que l’église traditionnelle a tendance à marginaliser : le rap, le beatboxing, la danse urbaine, le graffiti,…. . Le rappeur Régis Barigume plus connu comme Zoé Saint Régis ou BIG est celui qui a popularisé le rap gospel au Burundi. Il est également l’initiateur du mouvement « Kuri beat ». Il nous en dit plus.

Akeza.net : Peux-tu nous parler de l’origine du  projet “Kuri beat”?

 Régis : Le projet émane de Dieu. Je dirais que c’est un message de Dieu à travers ma personne.Dieu a toujours fait passer son message à travers les gens. J’ai toujours eu à cœur d’encadrer des jeunes chrétiens nés de nouveauqui ont un talent souvent non utilisé à l’église tel que le rap, la danse, les dessins et autres. Alors, mon projet se résume ainsi « Dansons, chantons, exploitons et développons nos talent pour servir le Seigneur »

Akeza.net : Quel est son objectif, ses buts ?

 Régis : Primo, c’est de développer les talents des jeunes. Secundo, c’est d’employer ces talents au profit du Seigneur et tertio, que la fin soit ce qu’elle doit être, faire connaitre le Seigneur. Que tous nos talents se réunissent pour changer et sauver les âmes des gens en les ramenant sur le droit chemin ; le chemin du Seigneur.

 Akeza.net : On a l’impression qu’il y a des concepts qui ne sont pas juxtaposables comme le fait de faire des graffitis et le religieux?

 Régis : Toute chose appartient à Dieu jusqu’au jour où les gens décident d’en changer l’usage. Même Satan était un ange de Dieu. Tout est à Dieu.

 Akeza.net : Vous avez récemment fait le premier pas; une rencontre de jeunes, comment ça s’est passé ? Trouves-tu que ton appel a été entendu ?

 Régis :Nul autre publicité n’a été faite à part celle de quelques publications faites sur les réseaux sociaux. Mais le monde qu’il y avait-environ 400 personnes- dépasse celui qu’on espérait avoir. J’en conclus que ça s’est merveilleusement bien passé.

Akeza.net :Comment le projet “Kuri beat” a été accueilli?

 Régis : Jusqu’à maintenant, on enregistre de très bons résultats. Ce qui me fait peur (Rires). C’est un projet nouveau et tout le monde a peur/méfiant d’une nouvelle chose. Mais, c’était complétement diffèrent avec « Kuri beat ».

 Akeza.net : Rassembler des jeunes peut être dangereux. Cela ne vous effraie-t-il pas ?

 Régis :Oui, c’est effrayant mais cela dépend des raisons pour lesquelles ils se rassemblent. . Les jeunes sont très actifs, ils peuvent être porteurs de bonne nouvelle ou semer le chaos. Nous avons choisi le bon côté des jeunes ; porter au loin la parole du Seigneur.

 Akeza.net : Pourquoi le nom “Kuri beat”?

 Régis :Le choix du mot « Kuri beat » n’est pas très sophistiqué. On a appelé notre projet ainsi pour son coté cool. Les premières idées du projet viennent des chanteurs burundais de rap. A première vue, personne ne saurait ce que signifie « Kuri beat ». Ça suscite une série de question, ce qui va te mener à entrer en profondeur pour savoir ce qu’il en retourne.

Akeza.net : Comment un jeune qui a les même vertus que vous pourrait faire partie de votre groupe  “Kuri beat”?

 Régis : On n’a pas encore élaboré un comité qui s’en charge mais c’est l’objectif de nos réunions cette semaine. Notre objectif étant d’être ensemble , on accueille tout jeune chrétien qui est talentueux.

Propos recueillis par Miranda Akim’ et Armand NISABWE

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