KUMUZI : une boutique pour la sauvegarde et la transmission de la culture burundaise

KUMUZI : une boutique pour la sauvegarde et la transmission de la culture burundaise

Christine Ndayizeye en habits traditionnels dans sa boutique culturelle KUMUZI.©akeza.net

Depuis 1998, Christine Ndayizeye, infirmière de formation et encadreuse principale de l’art et la culture dans le club culturel Intatana, s’intéresse à la culture. Etant parmi les fondateurs du club culturel Abagumyabanga (1999 – 2009), elle est depuis 2009 dans le club culturel Intatana. Soucieuse de redonner ses lettres de noblesse à la culture burundaise de nos aïeux surtout en ville, en décembre 2019, elle a mise en place la boutique culturelle « KUMUZI ».

 

KUMUZI, au gré  des jeunes amoureux de la culture!

Aujourd’hui, certains ustensiles culinaires, en l’occurrence les corbeilles et les pots (marmites), ne sont utilisés que pour le décor. C’est ce qui a donné à Christine Ndayizeye l’idée de créer la boutique culturelle KUMUZI.

 

 

Selon Mme Ndayizeye, la création de cette boutique culturelle émane de sa volonté de  donner à la jeunesse burundaise actuelle la chance de découvrir l’essence de la culture de nos ancêtres. «Ça fait déjà 20 ans que je suis dans l’encadrement culturel de la jeunesse. J’ai créé KUMUZI pour encadrer la jeunesse à base de la culture burundaise d’antan de façon profonde et concrète», confie-t-elle.

«Dans les différents clubs culturels, les jeunes  sont encadrés pour la danse, le tambour, les chansons, la poésie et l’initiation aux instruments traditionnels. Cependant peu d’entre eux ont eu la chance de voir certaines des choses faisant partie intégrante de leurs chansons. C’est pourquoi j’ai pensé à créer KUMUZI afin d’aider les jeunes actuels, surtout ceux de la ville de Bujumbura, à jeter un coup d’œil sur certaines richesses de la culture burundaise de nos ancêtres que la modernité tend à extirper », explique encore Christine Ndayizeye.

 

Comme l’affirme Madame Christine, dans sa boutique culturelle, on y trouve différents bijoux, objets et habits  traditionnels. Elle renchérit : «Dans KUMUZI, il y a  aussi urugo (l’enclos traditionnel), ku nama, mu ntangaro, mu mpete, haruguru. Mu mpete, on y trouve urusenge, uruhimbi, urubumbiro et  iziko (foyer traditionnel)». Elle ajoute que la spécialité de sa boutique est l’originalité de différents objets plus anciens pouvant aider les artistes à être plus créatifs.

 

KUMUZI, pour raviver la culture burundaise d’antan!

Christine Ndayizeye veut raviver la culture burundaise de nos aïeux. « Je collecte différents objets traditionnels surtout les plus anciens que je mets dans KUMUZI.  Je cherche aussi des bijoux qu’on utilise dans les danses traditionnelles tout en trouvant leurs origines afin de donner  plus d’informations à la jeunesse». Elle complète : «  Je compte recueillir également les chansons traditionnelles  les plus anciennes pouvant inspirer les jeunes burundais».

KUMUZI vient aider la plupart des jeunes qui ont la soif de connaître différents aspects traditionnels de la culture burundaise et surtout les artistes de la catégorie tradi-moderne, les clubs culturels et ceux qui font les  mariages voulant porter un style traditionnel.

La boutique KUMUZI se trouve à Ngagara au quartier 1 au numéro 57. C’est une belle adresse pour la location de divers habits traditionnels et différents objets de décor traditionnel pour différentes fêtes.

 

La culture burundaise conte entre autres richesses transmissibles :

  • La danse : umurisho w’ingoma, agasimbo, amayaya, umutsibo, …
  • le chant (uruvyino), la cithare (inanga) et d’autres formes poétiques (amazina et ibicuba).
  • chantefables (ibitito), les contes (imigani) les proverbes (imyibutsa)
  • Etc

 

Melchisédeck BOSHIRWA

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