Kira , un organisme qui aide les enfants de la rue à Ngozi

Kira , un organisme qui aide les enfants de la rue à Ngozi
Certains des enfants de la rue de Ngozi dont s'occupe Kira (www.akeza.net)

Certains des enfants de la rue de Ngozi dont s’occupe Kira (www.akeza.net)

Ce mercredi, nous nous sommes entretenu avec le poète Diomede qui nous parle de son engagement en faveur des enfants de la rue a travers Kira , un organisme qu’il a monté avant de partir  s’installer au Canada.Souvent , il revient sur le mot  »réaliste » pour qualifier celui que lui et son œuvre poétique sont devenus.

 

Akeza.net : Qu’est ce qu’il devient  Diomède le poète ?

 

Diomède : (rires)  le poète s’est transformé en réaliste! Au fait, depuis que je suis ici (Canada), je suis passé au concret. Car j’aime bien écrire, mais il y a des vies que je peux sauver, éduquer et changer à partir des contacts que j’ai de part le monde.

 

Akeza.net : Ainsi, le poète fait de l’humanitaire maintenant ?

 

Diomède : Je fais les deux. Je participe dans des forums et manifestations de la poésie et mes textes deviennent de plus en plus engagés, réalistes! Une façon de souligner mes préoccupations dans ce monde déconnecté de la réalité, qui parle du vent et des arbres alors qu’il y a les hommes!

 

Je mets mon art au service d’une cause, de ces enfants en difficulté de se vêtir, se nourrir, ces enfants incapables de fréquenter l’école au 21ème siècle!

 

Akeza.net : cela a-t-il déjà porté des fruits jusqu’ici ?

 

Diomède : Oui. Depuis le mois de Mars 2012, une cinquantaine d’enfants de la rue de Ngozi sont encadrés à travers une activité sportive ou avec une séance sur l’hygiène. Des repas leur sont aussi fournis après.

 

C’est un prétexte pour rassembler ces enfants, des fois organisés en gang pour qu’ils socialisent et puissent se supporter dans leur dur quotidien. C’est une façon aussi pour les bénévoles sur le terrain de connaître mieux ces enfants afin de savoir  comment les aider avec l’appui de l’organisme.

 

Pour rappel, avant de quitter Ngozi, où j’ai habité tout une année, j’avais apprivoisé quelques cinq enfants avec qui je faisais des activités chaque samedi. Quand j’ai quitté le pays, c’était impératif de trouver un moyen de rester en contact avec eux et de les aider. L’organisme est déjà agréé au Québec et nous organisons des activités de financement.

 

Le comité d’ici a déjà entamé des démarches au près des fondations d’ici pour intégrer quelques 35 enfants dans les familles d’accueil et les appuyer. Une délégation du comité se rendra au Burundi au mois de juillet pour s’enquérir de la situation afin de s’en inspirer.

 

Akeza.net : si non, comment se passe la promotion de tes poèmes ?

 

Diomède : Très bien, chaque mois, il y a un événement qui s’organise ici, à micro ouvert, dans un bar VIP, avec quelques auteurs. Je crois que j’ai trouvé ma place.

 

Akeza.net : Et qu’y gagne-tu ?

 

Diomède : je ne gagne rien d’immédiat! Je parle avec du monde, on me demande mon pays ( qui n’est pas du tout connu ici. Il faut expliquer à partir du Rwanda et Congo) et on socialise! Des contacts, des amis. Je crois que je gagne plus pareil.

 

Akeza.net : Avant que tu partes, on parlait de mettre certain de tes textes dans les manuels scolaires. C’est pour quand ?

 

Diomède : je crois que j’ai laissé tomber. J’ai rencontré même le président à ce sujet mais ça n’a jamais donné pour des raisons que j’ignore encore. Mais mon recueil est accessible au CCF et dans les centres jeunes de tout le Pays. Je crois que j’ai atteint 50% de mon objectif.

 

Akeza.net : Nous vous remercions

 

Diomède : Merci beaucoup à vous.

 

Propos recueillis par Landry MUGISHA

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