Kigingi le Comédien : ce sont les gens qui me choisissent

Kigingi le Comédien : ce sont les gens qui me choisissent
Kigingi le Comédien (www.akeza.net)

Kigingi le Comédien (www.akeza.net)

Kigingi, de son vrai nom Alfred Aubin Mugenzi est à fois comédien, publiciste et journaliste. D’abord comédien, son talent lui a ouvert les portes de la publicité, et très récemment du journalisme avec la Radio 10. Son plus grand souhait aujourd’hui est de suivre des formations à l’étranger pour sa carrière grandissante de comédien.

 

Akeza.net : Comment  parviens-tu à décrocher des marchés ?

 

Kigingi : J’ai commencé la comédie en 2013.Quelques temps après, pas mal de gens ont commencé à se poser des questions sur moi et sur ce que je suis capable de réaliser. Cela m’a permis de remonter sur scène et de décrocher des marchés. Je n’ai jamais soumissionné pour un marché. Ce sont les gens qui s’intéressent à mon art qui viennent vers moi.

 

Akeza.net : Pourquoi as-tu commencé si tard ?

 

Kigingi : En fait c’est parce que au début tu as ce talent mais tu n’es pas au courant. Puis dans mon pays, il n’y pas tellement de gens qui m’aurait servi de modèle dans ce métier. Personnellement, je me suis éveillé lorsque j’ai vu jouer ComedyKnights. A ce moment-là , je me suis dit :’’tiens , je pourrai le faire moi aussi’’. J’avais aussi un ami qui m’encourageait beaucoup. Alors je me suis lancé.

 

Akeza.net : Comment fixe-tu les  prix pour tes shows ?

 

Kigingi : Je fixe les prix selon la grandeur de l’activité organisée. Si c’est mon show, je gagne entre 1.500.000Fbu et 2.000.000Fbu. Si je travaille sous contrat avec une organisation ou un  individu, on me paie entre 500.000Fbu et 1.000.000Fbu. Pour les publicités, les prix varient d’une organisation à une autre. C’est pourquoi il est difficile de préciser. Le prix dépend aussi du temps que la publicité va durer.

 

Akeza.net : Avec qui as-tu déjà travaillé ?

 

Kigingi : J’ai déjà décrochédes marchésavec ANSS, AFAB, PANOS PARIS, IFB, BRARUDI, Leo … que je faisais sous forme des soirées de gala. Dans lapublicité c’est avecEconet, APALCO, Croix Rouge, Engen ,LADAK,  ,… Pour la BRARUDI ,  c’est plus intéressant car  je joue le rôle d’animateur dans leurs cérémonies.

 

Akeza.net : Tu fais de la comédie, de la publicité. Comment jongles-tu les deux ?

 

Kigingi : La comédie demandedu temps et de la concentration contrairement à la publicité .Je peux passer tout un mois à chercher des thèmes et des blagues. Ma technique est simple : je joue sur des thèmes de la vie courante, ce que nous vivons chaque jour. Je fais en sorte de l’adapter à la situation. Des fois, j’improvise selon les circonstances ou l’inspiration. Les publicités sont plus faciles : je crée un scenario selon le message. Mieux, je m’inspire de mes propres blagues.

 

Akeza.net : Comment t’es-tu retrouvé à faire de la radio ? Que t’apporte-t-elle ?

 

Kigingi : Au mois d’Aout, j’ai été invité pour jouer à Kigali. Là-bas, j’ai trouvé que divers célébrité avaient leur propre émission à la radio. Quand la radio 10 est arrivée ici, ils m’ont proposé de faire une émission en tant que comédien et j’ai accepté.

 

Cela me permet d’être en interaction avec les gens. Un motard, un cuisinier, un ouvrier …ces gens-là ne viennent jamais dans mes show et peut être qu’ils n’auraient jamais entendu parler de moi. La radio me rapproche des gens, me fait découvrir un autre public, bien que mes blagues soient plus centrées sur les gestes que les mots.

 

La radio m’aide aussi dans mon processus créatif. Je ne suis pas du genre à m’asseoir pour créer des histoires. Je joue sur les histoires du quotidien. Et la radio me permet d’être en contact avec beaucoup de gens, beaucoup d’histoires.

 

Akeza.net : Quels sont les lacunes que tu voudrai combler. De quelle manière ?

 

Kigingi : Il me faut une formation. Et pas qu’à moi. Il est vrai que nous avons des talents mais la formation est toujours nécessaire pour apprendre certaines techniques, la transition, le mot de la fin, l’entrée sur scène.

 

Ecrire pour le stand up comedy est tout un art. On ne peut pas juste improviser. Pour être un professionnel en bonne et due forme, on doit suivre des cours.

 

Il faut aussi sortir du pays, voyager, apprendre à jouer dans d’autres langues, pour d’autres publics.

 

Propos recueillis par Lascar BUKERA, Landry MUGISHA

 

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